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Entretien avec Mohamed Essaaidi, DG de l’EMSI «Les nouvelles technologies sont la clé d’un avenir meilleur»

© D.R

Organisé par l’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI), son directeur général revient sur les faits saillants de la  5ème édition de la Conférence internationale des technologies avancées pour l’humanité (ICATH) qui s’est tenue les 25 et 26 décembre dernier à l’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat (ENSMR).

ALM : Pourriez-vous déjà nous parler de la genèse d’ICATH ?
Mohamed Essaaidi : ICATH, ou International Conference on Advanced Technologies for Humanity, est une conférence internationale annuelle qui se tient au Maroc depuis 2019. Elle est organisée par l’École marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI) en partenariat avec l’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat (ENSMR), l’Institut national des statistiques et de l’économie appliquée (INSEA), l’Institut national des postes et télécommunications (INPT), et la Faculté des sciences de Rabat en collaboration avec d’autres organismes nationaux et internationaux.
La première édition d’ICATH remonte à 2019, lorsque l’EMSI avec ses partenaires ont pris conscience de la nécessité de créer un événement qui permet de promouvoir les nouvelles technologies au service de l’humanité ainsi que la recherche appliquée visant à apporter des solutions technologiques  aux différents problèmes et défis de la société,  dans des domaines tels que la santé, l’éducation, le transport, etc., en favorisant le dialogue entre les acteurs de la recherche, de l’industrie et de la société civile.

Quels sont les objectifs d’un tel événement dans le contexte actuel marocain ?
Dans le contexte actuel marocain, caractérisé par une importante croissance économique et une ambition de développement durable, les nouvelles technologies jouent un rôle de plus en plus important. ICATH a pour objectif de contribuer à relever 4 défis essentiels. Le premier renvoie à l’accélération de la transformation numérique du Maroc, le second au développement de l’innovation technologique au service du développement socio-économique de notre pays, le troisième est inhérent à la sensibilisation des chercheurs à l’importance de développer des solutions technologiques  au service du développement de notre pays et à la résolution des problèmes de la société. Enfin le quatrième est de sensibiliser le public aux enjeux des nouvelles technologies.

Quels sont pour vous les défis essentiels à relever pour optimiser l’utilisation de la nouvelle technologie au Maroc ?
Les défis essentiels à relever pour optimiser l’utilisation de la nouvelle technologie au Maroc sont la réduction de la fracture numérique, le développement des compétences en nouvelles technologies et la promotion de l’éthique dans le développement et l’utilisation des nouvelles technologies.

Quel est l’apport des grandes écoles d’ingénieurs comme celles que vous dirigez pour accélérer le processus ?
Les grandes écoles d’ingénieurs jouent un rôle crucial pour accélérer le processus d’optimisation de l’utilisation des nouvelles technologies au Maroc. Elles contribuent à relever essentiellement trois défis. Le premier est celui de la formation d’ingénieurs hautement qualifiés dans le domaine des sciences,  technologies et ingénierie. Le second est lié à la recherche et l’innovation dans les technologies avancées ainsi que dans la mise au point des solutions technologiques  au service du développement de notre pays et à la résolution des problèmes de la société dans tous les secteurs tels que la santé, l’éducation, le transport, l’eau, l’énergie, l’agriculture, etc. Le dernier concerne la sensibilisation du public aux enjeux des nouvelles technologies.

Plusieurs thèmes ont été abordés lors de cette 5ème édition. Pourriez-vous nous citer les principaux et nous dire quelles sont les concrétisations pour que le débat donne lieu à des actions concrètes sur le terrain ?
L’événement a permis d’aborder différentes thématiques, à savoir les villes intelligentes durables et leurs différentes applications, les technologies d’information et de communication, les énergies durables et renouvelables, le génie civil, les matériaux et les bâtiments intelligents et enfin l’industrie 4.0. Ces thèmes ont été traités par des experts de renom dans le cadre des sessions et des conférences plénières d’ICATH,  ce qui a permis de dégager plusieurs recommandations concrètes dont peuvent bénéficier  les chercheurs,  les autorités publiques et les acteurs de la société civile.

Comment évaluez-vous le tandem opérateurs de formation/administration ?
Il fonctionne de manière satisfaisante mais il reste encore des marges de progression.
Les opérateurs de formation, notamment les grandes écoles d’ingénieurs, jouent un rôle important dans la formation des ingénieurs hautement qualifiés dans le domaine des nouvelles technologies. L’administration, quant à elle, est responsable de la mise en œuvre des politiques publiques dans différents secteurs. Il est important que les deux parties travaillent en étroite collaboration pour s’assurer que la formation répond aux besoins du marché du travail et que les politiques publiques sont efficaces, notamment à travers l’utilisation des solutions basées sur les nouvelles technologies.

Quelles seraient vos recommandations pour que la collaboration soit instaurée dans le temps et non de façon périodique ?
Pour que la collaboration entre les opérateurs de formation et l’administration soit instaurée dans le temps et non de façon périodique, il est important de mettre en place une communication régulière et efficace entre les deux parties. La mise en place de mécanismes de coordination et de concertation est aussi nécessaire. Il faut également définir des objectifs communs et des plans d’action concrets.

Le mot de la fin peut-être…
Les nouvelles technologies sont la clé d’un avenir meilleur. Elles peuvent nous aider à résoudre les problèmes les plus urgents de notre société, comme la pauvreté, la maladie et le changement climatique. Mais pour que les nouvelles technologies soient bénéfiques pour tous, il est important de les utiliser de manière responsable et éthique. Nous devons investir dans la recherche et l’innovation, favoriser la collaboration entre les différents acteurs et sensibiliser le public aux enjeux éthiques des nouvelles technologies.

 

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