Société

Formation professionnelle : Bencheikh défend son bilan

Le directeur général de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), Larbi Bencheikh, a tenu mardi une conférence de presse à la salle de conférence d’Ain Borja à Casablanca pour faire part des avancées du dossier social de l’Office. L’ordre du jour de la conférence s’articulait principalement autour des réalisations faites depuis l’arrivée de M. Bencheikh à la tête de l’OFPPT. Il a tenu par la même occasion à répondre à ses détracteurs qui manifestent à son égard «un sentiment d’animosité sans fondement», estime-t-il. Elu à la tête de l’Office en 2001, M. Bencheikh a décidé à travers cette conférence de prouver d’abord «la bonne gouvernance» et, chiffres à l’appui, les réalisations faites en une décade. En effet, selon un bilan de l’OFPPT, l’offre de formation a augmenté de 422% et passe ainsi de 53.600 en 2001 à 280.000 en 2011, soit une croissance annuelle de 18%. De plus, un système d’optimisation des ressources a été instauré. Celui-ci tend à la spécialisation et la mutualisation des espaces, à l’optimisation des équipements et la mise en œuvre d’un plan de redéploiement et une meilleure gestion de stocks. Au niveau des ressources humaines, elles ont connu un redéploiement et une maîtrise des effectifs statutaires. De façon plus concrète, le personnel de l’administration a régressé et est passé de 45% en 2002 à 28% en 2011. En revanche, l’effectif des formateurs a augmenté, passant de 55 à 72% pour la même période. Il est à noter que déjà en 2004, une affaire des Contrats spéciaux de formation (CSF) avait éclaté et qui traitait des dossiers fictifs relatifs au remboursement de ces contrats. A cet égard, M. Bencheikh déclare avoir demandé au moment des faits à l’Inspection générale des finances (IGF) de procéder à une enquête. L’audit a confirmé les constats relevés par l’Inspection générale de l’OFPPT sur les détournements CSF. D’autres audits ont suivi. Selon des bilans présentés par l’Office, la Cour des comptes qui a audité le système des CSF en 2008 a relevé une défaillance de contrôle d’exécution (sous la responsabilité du ministère de l’éducation et de la formation professionnelle), et a noté l’absence de détournement depuis 2003 et la nécessité d’une réforme de la gouvernance. Un autre type d’audit a aussi été réalisé par l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) mandaté par la Banque européenne d’investissement (BEI) et a confirmé la régularité de la gestion. Même son de cloche du côté des auditeurs externes de l’Union européenne (UE) qui n’ont relevé aucune anomalie. L’ambassadeur de l’Union a de son côté qualifié l’OFPPT de «rigoureux dans la gestion avec une transparence des procédures et une clarté dans la vision…».
Dans un autre contexte, M. Bencheikh a également abordé le coût de la formation qui a sensiblement baissé au cours de la décennie. Il a déclaré que le coût de formation en 2001 était de 14.241 DH par an, tandis qu’en 2010 il n’était que de 6.834DH, soit une économie de 8 milliards DH en dix ans. In fine, M. Bencheikh affirme qu’outre les  réalisations effectuées jusqu’à maintenant, une retraite complémentaire est également en cours de mise en place.

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