Le taux d’insertion des diplômés des formations professionnelles sur le marché du travail est de 69,8%
Bilan : Le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a annoncé lundi à la Chambre des représentants, l’ouverture de trois nouvelles Cités des métiers et des compétences (CMC) lors de la prochaine rentrée universitaire, ce qui portera à 7 le nombre de CMC opérationnelles.
Trois nouvelles Cités des métiers et des compétences (CMC) ouvriront leurs portes lors de la prochaine rentrée universitaire . C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, lundi à la Chambre des représentants. Ainsi, les CMC de Casablanca-Settat, Béni Mellal-Khénifra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ouvriront en 2023. Ces nouvelles cités viendront s’ajouter au 4 CMC déjà existantes, ce qui porte à 7 le nombre des CMC opérationnelles lors de la prochaine rentrée.
En réponse à une question sur le bilan du chantier de création des CMC lors de la séance des questions orales, le ministre a fait savoir que le programme de mise en œuvre de ces établissements «progresse de façon très positive grâce aux Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI». M. Sekkouri a rappelé que quatre Cités ont été inaugurées à Agadir, Nador, Laâyoune et Rabat, avec des capacités d’accueil respectives de 3.240, 2.920, 2.040 et 4.400 places pédagogiques.
Le ministre a fait remarquer que 4 autres Cités enregistrent des retards. Celles-ci connaissent des difficultés liées notamment à la flambée des prix des matériaux de construction, ce qui a entraîné l’incapacité des entreprises en charge des travaux de construction d’honorer leurs engagements a-t-il expliqué précisant qu’un budget supplémentaire a été alloué et les appels d’offre ont été relancés.
Un taux d’insertion de 69,8%
Le ministre a tenu à signaler que la création des CMC vise à développer une nouvelle génération d’établissements de formation professionnelle qui se distinguent des établissements de formation traditionnels en offrant des espaces d’orientation et des plateformes pluridisciplinaires (industrie, agriculture, tourisme, services sociaux), afin d’aider les bénéficiaires à s’intégrer dans le marché du travail.
Le taux d’insertion des diplômés des formations professionnelles sur le marché du travail est le plus élevé par rapport au reste des cycles de formation, avec un taux de 69,8%. Ce taux devrait s’améliorer avec la révision des formations existantes, la création d’une nouvelle génération d’établissements de formation professionnelle et l’implication du secteur privé dans leur gestion, ainsi que l’intégration des «soft skills» et des langues, compte tenu de leur importance accrue et significative dans le marché du travail. Le ministre a indiqué que 335 nouvelles filières de formation ont été créées dont 176 dans les CMC.
Rappelons que le nouveau plan d’action de l’OFPPT prévoit la mise en place d’une offre de formation qualifiante de la courte durée, couvrant 216 filières et 17 secteurs d’activités et du lancement de la caravane de la formation professionnelle. En plus de la poursuite de l’accompagnement des établissements de formation professionnelle vers l’excellence opérationnelle, l’Office s’attelle à la mise en place des kits pédagogiques au profit des formateurs et stagiaires et à l’opérationnalisation des recommandations de l’étude de développement de la formation continue.
Dans ce cadre, la lumière a été mise sur l’offre de formation initiale de l’année 2023-2024 qui offrira une capacité de 410.000 places pédagogiques grâce à la mise en place de 16 nouveaux établissements totalisant à terme près de 6.000 places par an. L’OFPPT a aussi déployé un programme de valorisation de son capital humain, de digitalisation renforcée et de développement de partenariats. Mme Tricha avait indiqué que l’enveloppe budgétaire pour la réalisation du plan d’action de l’Office s’est chiffrée à 3,9 milliards DH.










