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Ftour Avec Hassan, enfourneur dans un four traditionnel

© D.R

En principe, Ramadan rime toujours avec rassemblement familial, regroupement autour de la table du ftour avec un menu aussi varié que le permet le budget de chaque famille…

Mais, par la force des choses, il y a des exceptions à cette règle. Certaines personnes, en raison de leur travail qui coïncide avec l’heure de la rupture du jeûne, sont obligées de rompre le jeûne en dehors du cadre familial, souvent dans un café ou sur le lieu même du travail. ALM a décidé cette année de partager avec ces gens ce moment qu’ils sont obligés de passer en dehors de l’environnement habituel et du cadre familial. Comment prennent-ils leur ftour ?

Originaire d’Agadir, Hassan travaille comme enfourneur dans un four traditionnel dans le plus grand quartier populaire à Asilah. Ce jeune célibataire est parmi ces milliers de Marocains qui rompent quotidiennement leur jeûne au travail. «Cela fait maintenant quatre ans que je romps le jeûne au boulot. Je ne trouve, en tant que jeune célibataire qui vit seul, aucun mal à prendre le ftour en dehors de chez moi. Ici au moins, je partage le repas avec un collègue. C’est un jeune employé du four qui m’aide au quotidien à faire mon travail», explique Hassan.   

Contrairement aux jours ordinaires, Hassan et les autres employés du four commencent leur travail vers 14 h durant le Ramadan. Ils doivent mettre les bouchées doubles pour faire face au rythme du travail pendant ce mois sacré. D’autant plus que ce four continue aussi de produire et vendre, durant le Ramadan, du pain, harcha et toutes sortes de gâteaux. «Le rythme du travail au four bat tous les records pendant le mois sacré», dit Hassan, faisant remarquer que «c’est précisément vers 5h30 que nous enregistrons le plus grand nombre de planches de pain ainsi que des plateaux melawi et autres chhiwates».  Hassan dit qu’il jouit pleinement de l’ambiance ramadanesque comme s’il est parmi sa famille à Agadir. Il ajoute qu’il est impressionné par la gentillesse et la générosité des habitants de la paisible ville d’Asilah. «Je n’ai jamais pensé apporter avec moi quoi que ce soit pour rompre mon jeûne. Car je reçois quotidiennement d’une brave enseignante- qui habite juste à côté du four- le repas de rupture avec hrira, dattes, chebakia, jus, lait, melawi,…», dit Hassan.

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