Mutations et licenciements sont à l’ordre du jour au ministère de la santé. Ces changements touchent 61 responsables dépendant du ministère dans diverses régions du Maroc, 17 d’entre eux ont été démis de leurs fonctions. 60 postes de responsabilité font aussi l’objet d’un appel à candidature. Ces mesures représentent la première étape d’un processus de changement au sein du ministère de la santé.
Ce vent de changement devrait remédier aux dysfonctionnements dont souffrent les divers départements du ministère. Ces actions sont le résultat des visites de terrain menées par le ministre Lhoussaine Louardi dans les différents hôpitaux et centres de santé du royaume. Le ministre a évalué leur mode de gestion, il écoute les attentes des citoyens et de la société civile et mesure le degré d’implantation de la stratégie sectorielle 2012-2016.
La région la plus touchée par ces changements est celle du Grand Casablanca, qui voit 28 de ses responsables quitter leurs postes actuels. Dans ce sens, le ministère évoque le discours prononcé par S.M le Roi devant le parlement à l’occasion de l’ouverture de la session législative le 11 octobre dernier, et qui a mis le doigt sur les déficiences dont souffre la métropole.
Lors de son allocution, Sa Majesté avait souligné «la faible efficacité des interventions de certains services provinciaux et régionaux des différents départements ministériels», ajoutant que le problème dont souffre Casablanca «tient essentiellement à un déficit de gouvernance». Il faut également noter que ces mesures interviennent quelques jours seulement après la vague de critiques dont a fait l’objet le ministère suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en scène une jeune femme accouchant par terre, à la réception du centre hospitalier d’Aïn sbaâ-Hay Mohammadi à Casablanca.
Le ministère avait alors ouvert une enquête et pris en charge la jeune femme en question. La volonté de changement semble, donc, lancée dans un secteur aujourd’hui marqué par de grands chantiers structurants, à l’image du régime d’assurance médicale RAMED ou encore la réforme des services d’urgence.









