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HCP : Le taux de chômage baisse à 11,2% au deuxième trimestre 2022

HCP : Le taux de chômage baisse à 11,2% au deuxième trimestre 2022

L’économie nationale a créé 133.000 postes d’emploi

En dépit d’un contexte marqué par la crise et la sécheresse, le Maroc a vu son taux de chômage baisser au deuxième trimestre 2022. Celui-ci est passé de 12,8% au deuxième trimestre 2021 à 11,2% au deuxième trimestre 2022, soit une baisse de 1,6 point. Cette baisse est plus prononcée en milieu urbain qu’en milieu rural (-2,7 points contre -0,6 point). C’est ce que révèle le Haut-commissariat au Plan (HCP) dans sa note d’information relative à la situation du marché du travail au deuxième trimestre 2022. Le nombre de chômeurs a ainsi baissé de 218.000 personnes, passant de 1.605.000 à 1.387.000, ce qui correspond à une baisse de 14%, résultant d’une diminution de 182.000 chômeurs en milieu urbain et de 36.000 en milieu rural. Le HCP fait remarquer que la baisse du chômage a concerné l’ensemble des catégories de la population. Il a baissé de 2 points pour les hommes, passant de 11,9% à 9,9%, et de 0,8 point pour les femmes, de 15,9% à 15,1%. Le chômage a aussi régressé de 2,4 points parmi les diplômés passant de 20,4% à 18%, et de 1,4 point parmi les non diplômés, de 5% à 3,6%. A noter que la baisse du taux de chômage a concerné toutes les tranches d’âge. Cela dit, elle est plus importante chez les personnes âgées de 25 à 34 ans (-2,2 points), passant de 20,9% à 18,7%. En revanche, elle est plus faible parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-0,6 point), passant de 30,8% à 30,2%.

Le secteur des services a créé 237.000 postes d’emploi

L’économie nationale a créé 133.000 postes d’emploi au deuxième trimestre de 2022, ce qui correspond à une hausse de 1%. Selon le HCP, cette hausse résulte d’une création de 285.000 postes en milieu urbain (+5%) et d’une perte de 152.000 en milieu rural (-3%). Par type d’emploi, 299.000 postes d’emplois rémunérés ont été créés (307.000 en milieu urbain et une perte de 8.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré a baissé de 166.000 postes résultant d’une perte de 144.000 en zones rurales et de 22.000 en zones urbaines. Le secteur des services a créé 237.000 postes d’emploi au niveau national (184.000 en milieu urbain et 53.000 en milieu rural). Une hausse de 5% de l’emploi a été enregistrée dans ce secteur. Pour sa part, le secteur de l’industrie a créé 76.000 postes (69.000 en milieu urbain et 7.000 en milieu rural). Quant au BTP, le secteur a généré un total de 30.000 nouveaux postes d’emploi (16.000 en milieu urbain et 14.000 en milieu rural). En revanche, le secteur de «l’agriculture, forêt et pêche» a perdu 210.000 postes d’emploi au niveau national (perte de 226.000 en milieu rural et création de 16.000 en milieu urbain). Le HCP fait état d’une baisse de 6% de l’emploi dans ce secteur. Par ailleurs, il est important de signaler que les services et l’agriculture sont toujours les premiers pourvoyeurs d’emploi. En effet, parmi les 11.025.000 actifs occupés au deuxième trimestre de 2022, le secteur des «services» emploie 46,8%. Viennent ensuite «l’agriculture, forêt et pêche» avec 30,8%, l’industrie (11,7%) et le BTP (10,7%). Près de 7 actifs occupés ruraux sur 10 (68,1%) exercent dans le secteur de l’agriculture, forêt et pêche, et près de deux tiers des actifs occupés citadins (66,5%) travaillent dans le secteur des services.

Baisse de 0,9% du taux d’activité

Le taux d’activité qui s’est établi à 45,2% a enregistré une baisse de 0,9 point par comparaison au deuxième trimestre 2021. Le HCP explique cette baisse par l’accroissement de 1,4% de la population en âge d’activité (15 ans et plus) et de la baisse de la population active de 1%. La baisse du taux d’activité est plus prononcée en milieu rural (-2,1 points), passant de 52,9% à 50,8%, qu’en milieu urbain (-0,3 point), passant de 42,6% à 42,3%. Cette baisse a davantage concerné les femmes (-1,2 point), passant de 22,5% à 21,3% que les hommes (-0,7 point), de 70,6% à 69,9%. Le taux d’emploi, quant à lui, a stagné à 40,2% au niveau national. Il a augmenté de 0,8 point en milieu urbain (de 34,9% à 35,7%) et a baissé de 1,7 point en milieu rural (de 50,4% à 48,7%). Ce taux a enregistré une hausse parmi les hommes (+0,7 point) et une baisse parmi les femmes (-0,9 point).

Le taux de sous-emploi recule à 8,5% au niveau national

Le sous-emploi a reculé au deuxième trimestre 2022. Le volume du sous-emploi a baissé entre le 2e trimestre de 2021 et celui de 2022, passant de 999.000 à 939.000 personnes. Dans les villes, le volume du sous-emploi est passé de 551.000 à 500.000 et de 448.000 à 439.000 à la campagne. Le taux de sous-emploi est ainsi passé, au niveau national, de 9,2% à 8,5%, de 8,9% à 7,7% en milieu urbain et de 9,5% à 9,6% en milieu rural.
Le HCP fait remarquer que le taux de sous-emploi des hommes (9,6%) est presque deux fois plus élevé que celui des femmes (4,9%). En milieu urbain, il est de 7,8% pour les hommes contre 7,5% pour les femmes et en milieu rural il est presque 7 fois plus élevé parmi les hommes avec 12,3% que parmi les femmes (1,8%).

Ces 5 régions où se concentrent les chômeurs

Dans sa note, le HCP précise que cinq régions concentrent près de sept chômeurs sur dix (71,1%) au niveau national. La région de Casablanca-Settat arrive en tête avec 25,5%, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (12,8%), de Fès-Meknès (12,7%), de l’Oriental (10,8%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (9,3%). Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions du Sud (20,9%) et dans la région de l’Oriental (18,2%). Avec une acuité moindre, deux autres régions dépassent la moyenne nationale (11,2%), à savoir Casablanca-Settat (12,8%) et Fès-Meknès (12,5%). En revanche, les régions de Marrakech-Safi, de Béni Mellal-Khénifra et de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma enregistrent les taux les plus bas, respectivement 6,5%, 8,7% et 8,7%. Par ailleurs, le HCP fait savoir que quatre régions enregistrent des taux d’activité supérieurs à la moyenne nationale (45,2%). Il s’agit des régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (51,2%), de Casablanca-Settat (47,5%), de Marrakech-Safi (46,5%) et de Rabat-Salé-Kénitra (45,7%). En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de Souss-Massa (39,9%), de Béni Mellal-Khénifra (41,7%) et de Fès-Meknès (42%).

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