Société

Hôpital Universitaire International Cheikh Khalifa: Première transplantation rénale à partir d’un donneur vivant réussie

Prouesse médicale : Cet acte chirurgical particulier permettra-t-il sa généralisation à d’autres organes comme le foie et le cœur ? Les responsables de l’hôpital s’y préparent…

L’acte en lui-même lié aux greffes d’organes, de tissus et de cellules hématopoïétiques est autorisé depuis 2015 au Maroc. L’établissement en question a franchi une nouvelle étape en effectuant sa première greffe rénale à partir d’un donneur vivant. « La patiente, qui souffrait d’une insuffisance rénale terminale, sous hémodialyse, a reçu le rein de son frère après une confirmation médicale de compatibilité et d’absence de contre-indications », témoignent les porte-parole de l’hospice.

Après le succès de l’intervention chirurgicale, la patiente a fait l’objet d’une surveillance médicale pendant huit jours en postopératoire et a repris une fonction rénale normale. La régularité du suivi médical est bien entendu la posture de vie de la patiente qui a reçu un traitement médical pour prévenir un quelconque rejet du greffon. Tous les examens médicaux pour évaluer l’état de santé de la patiente et du donneur ont été effectués avant l’intervention. Ceci détermine, en effet, les chances de réussite de la transplantation.

La procédure juridique – qui est d’ailleurs internationale– veut qu’après avoir reçu l’accord médical, le donneur se présente au tribunal pour confirmer son consentement à donner son rein sans aucune contrainte. Les praticiens rappellent que « la greffe de rein est une intervention chirurgicale délicate qui consiste à prélever un rein chez un donneur vivant ou décédé, puis à le transplanter chez un patient atteint d’insuffisance rénale en phase terminale. Cette intervention est considérée comme une option vitale pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale, puisqu’elle leur permet de mener une vie normale». Cette première greffe rénale à partir d’un donneur vivant représente une nouvelle étape pour l’Hôpital Universitaire InterCar l’enjeu est de pouvoir effectuer d’autres greffes, notamment le foie et le cœur. Les équipes s’y préparent… Réaliser d’autres transplantations rénales à partir de donneurs vivants et cadavériques représenterait le bonheur des patients atteints de maladies rénales. «Notre espoir est de donner la chance à tous les patients en besoin de transplantation de profiter d’une vie normale et saine grâce à une greffe d’organe», confient les responsables de l’hôpital.

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