Houda Sahli : «Nous sommes, en général, satisfaits de notre travail au sein du Conseil»

Houda Sahli : «Nous sommes, en général, satisfaits de notre travail au sein du Conseil»

ALM : Parlez-nous de l’Association Alintilaka et quels sont ses objectifs ?
Houda Sahli : Créée en 1995, l’Association Alintilaka pour l’enfance et la jeunesse de Sidi Bernoussi travaille en proximité, auprès de différentes couches de la population et son but est basé sur l’approche droit. Quand les habitants d’un quartier connaissent mieux leurs droits, ils peuvent travailler ensemble, en force collective et trouver des alternatives de développement local. Parmi nos objectifs, figurent la participation à la réalisation d’un développement durable socioculturel et pédagogique, la sensibilisation des citoyens à l’importance de la participation dans la gestion des affaires publiques et leur intégration dans la vie publique. A ceux-ci s’ajoutent également l’amélioration de la performance pédagogique des enseignants et le niveau global d’éducation des bénéficiaires.

Quels sont les projets qui ont été réalisés par votre association ?
Nous avons déjà réalisé plusieurs projets, notamment l’organisation de cours de soutien gratuits, la création d’une salle d’informatique équipée et d’un espace de lecture au sein de l’école Bossairi filles. Nous avons également mis en place deux versions du projet «Pour que la nouvelle Moudawana soit une vraie révolution sociale». L’objectif était la formation de 160 jeunes du quartier Sidi Bernoussi aux valeurs égalitaires entre les sexes pour qu’à leur tour, ils puissent sensibiliser les habitants de leurs quartiers. Nous avons aussi élaboré un projet intitulé «L’école publique est un espace de citoyenneté», ainsi qu’une caravane des droits de l’Homme au sein de 5 lycées et des colonies de vacances annuelles pour 250 enfants.

En quoi consiste votre projet intitulé «Plaidoyer pour une gouvernance locale fondée sur le genre» ?
Ce projet rentre dans le cadre de notre plan d’action 2008-2010, intitulé «Pas de développement sans participation à la gestion des affaires publiques». Ce programme est soutenu par la Coopération technique allemande (GTZ), le ministère de l’Education nationale et le mouvement de tiers des sièges élus aux femmes vers la parité. D’un coût global de 237.250 dirhams, ce projet est destiné à réveiller la conscience des citoyens en en faisant des partenaires à part entière de la gestion locale de leur quartier. Cela se fera par la création de débats locaux animés par de jeunes lycéennes et des membres de l’association.
Ces débats ont démarré suite à un sondage sous forme de questionnaire sur un échantillon de 2.000 personnes toutes catégories confondues. Une sorte de diagnostic des attentes de la population du quartier, des représentants locaux, mais aussi, pour la détection des contraintes du développement. Ensuite, l’association a tenu des forums sociaux les 1er 2 et 3 mai 2009 pour sensibiliser les gens sur l’importance de la participation à la gestion des affaires publiques et le rôle de la commune. Mais surtout, sur l’importance de la participation politique des femmes à la réalisation d’un développement locale durable. Maintenant, on est dans la phase préparatoire de la dernière étape du projet. À savoir l’élaboration d’un mémorandum afin de le déposer auprès des partis politiques et interpeller leurs représentants sur les revendications des habitants pour ainsi obtenir leur promesse de ne pas décevoir les électeurs.

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