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Il a été lancé à Khénifra: Un diagnostic participatif pour identifier les impacts du changement climatique

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En partenariat avec l’association Al Intilaka pour le développement, l’environnement et la culture Afourer (AIDECA), et dans le cadre du projet ASTA : vers des politiques publiques territoriales inclusives pour l’adaptation aux changements climatiques, la commune Had Bouhssoussen, province de Khénifra, a lancé, jeudi 26 juin 2025, un processus de diagnostic participatif visant à identifier les impacts du changement climatique sur les différentes zones de son territoire.


Cette démarche s’appuie sur une participation inclusive et active des acteurs locaux, de la société civile, ainsi que des membres de l’Instance de l’équité, de l’égalité des chances et de l’approche genre (IEECAG). Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un outil participatif innovant, développé par AIDECA avec ses partenaires, et expérimenté pour la première fois dans cinq communes de la région Béni Mellal-Khénifra.
Ce processus vise à renforcer les capacités des collectivités territoriales en matière d’intégration de la dimension climatique dans la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques locales, contribuant ainsi à renforcer la résilience des communautés face aux défis climatiques.

Dans une déclaration, Brahim Akmari, président de l’Instance, a souligné que l’atelier de diagnostic participatif sur l’adaptation aux changements climatiques s’est tenu le jeudi 26 juin 2025 dans la salle des réunions de Had Bouhssoussen, dans le cadre du projet «ASTA», organisé par l’Association Al Intilaka d’Afourer. «Ce projet cible cinq communes rurales. Ont participé à cette rencontre, les encadreurs, les représentants de la commune de Had Bouhssoussen, les opérateurs de la société civile, les membres de l’Instance, les cadres de la commune territoriale précitée… Les participants ont procédé à la discussion et à l’analyse des changements climatiques relatifs à la commune de Had Bouhssoussen, aux solutions… », a-t-il conclu.
Pour sa part, Mohamed Alouane, coordinateur exécutif de l’AIDECA, a souligné «qu’à partir du projet ASTA, nous ambitionnons que cette expérience soit pionnière dans l’affermissement des capacités des communes au niveau territorial à s’adapter aux changements climatiques…».

Pour Imane Moujou, membre de la commune de Had Bouhssoussen, «cette rencontre a été très bénéfique pour moi parce qu’elle m’a appris beaucoup de choses sur les changements climatiques et m’a permis de participer à la sensibilisation de la population à ce sujet. Qui plus est, c’était une occasion pour moi de débattre de ce sujet fort intéressant, d’échanger nos expériences… »,
«ASTA : vers des politiques publiques territoriales inclusives pour l’adaptation aux changements climatiques dans la région de Béni Mellal-Khénifra», d’une durée de deux ans, est mis en œuvre par l’AIDECA, avec un cofinancement dans le cadre du programme AMUSSU, qui s’inscrit dans le partenariat entre le Maroc et l’Union européenne pour la période 2023-2027 et le Programme d’appui stratégique à la société civile (PASSC). La mise en œuvre de ce programme est supervisée par l’organisation Migration et Développement, en partenariat avec l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la Terre (AESVT) et l’ONG italienne Cospe.

Le Maroc est l’un des pays les plus vulnérables aux effets des changements climatiques, en particulier dans les zones semi-arides et montagneuses. Ces effets se manifestent par une rareté accrue des ressources en eau, des épisodes de sécheresse récurrents, la désertification et la dégradation des écosystèmes. Ces défis représentent une menace réelle pour la sécurité alimentaire, la biodiversité et les conditions de vie des populations locales, notamment dans les zones rurales telles que la région de Béni Mellal-Khénifra, où l’économie repose largement sur l’agriculture et l’élevage.
Rappelons que le projet se concentre sur le renforcement des capacités des acteurs locaux en matière d’adaptation aux changements climatiques, la promotion de politiques territoriales inclusives et le renforcement du rôle de la société civile dans la gouvernance climatique. À travers une approche globale qui combine le renforcement des capacités, les diagnostics participatifs et l’engagement multi-acteurs, ASTA vise à favoriser le développement durable à travers l’intégration climatique au niveau local.