Il y a 60 ans la terre tremblait à Agadir

Il y a 60 ans la terre tremblait à Agadir

Une série d’activités pour commémorer le séisme qui a fait plus de 16.000 victimes

Les conseils communaux d’Agadir et du Souss-Massa commémorent le 60ème anniversaire du tragique séisme ayant frappé la ville d’Agadir le 29 février 1960 avec au programme une panoplie d’activités.

Le lundi 29 février 1960, correspondant au 2 Ramadan 1379, à 23h 41mn, un tremblement de terre dévastateur frappe la ville d’Agadir, le joyau du Maroc, sur les rives d’une baie enchanteresse. 15 secondes ont suffi pour enterrer plus de 16.000 victimes (environ 1/3 de la population de la ville à l’époque) sous les décombres, tandis que la plupart des survivants de la catastrophe sont devenus des sans-abri, sans famille ou des proches.

La catastrophe a laissé une profonde blessure dans le cœur des survivants et de tous les Marocains et a déclenché un raz-de-marée de compassion et de soutien de partout dans le monde, compte tenu de l’ampleur des pertes, de la renommée de la ville célèbre par son rayonnement international autrefois.

Pendant les jours et les semaines qui ont suivi la catastrophe, la mobilisation est restée très intense, avec la participation de toutes les strates du peuple marocain, sous l’égide de Feu SM Mohammed V, épaulé par le Prince Héritier à l’époque, Feu SM Hassan II, et aussi avec le soutien des amis du Maroc et d’un certain nombre de nations solidaires, afin de sauver ceux qui peuvent être sauvés, et d’aider les sinistrés à surmonter les effets du traumatisme et de la détresse.

La détermination ne faiblissait pas et les volontés devenaient plus solides pour reconstruire cette ville, qui incarne les aspirations de la jeune Nation à progresser et la volonté des uns et des autres de surmonter cette terrible catastrophe.

La résurrection de la ville a été immortalisée par la fameuse citation de Feu SM Mohammed V, inscrite aujourd’hui sur le Mur de Souvenir : «Si le Destin a décidé la destruction d’Agadir, sa reconstruction sera due à notre volonté et à notre foi».

Agadir fêtera cette année de ’immortalisation de la construction continue à travers l’organisation, durant 15 jours, d’une série d’activités et des expressions artistiques et culturelles variées, qui permettront aux jeunes générations de connaître leur riche patrimoine, ainsi que les mutations qu’a connues la ville au cours des six décennies : des performances, des obstacles et des défis. Ces activités s’articulent autour de trois dimensions : la dimension de la construction culturelle en mettant l’accent sur la responsabilité de la mémoire et de la créativité, la dimension scientifique qui porte sur la prévention et la dimension éducative par la sensibilisation.

Au programme notamment, une exposition collective  des artistes natifs d’Agadir, et qui se tiendra du 28 février au 2 mars et qui prévoit un hommage posthume à l’artiste Larbi Babahadi. Cet événement sera ponctué par une programmation riche et variée, notamment avec la projection d’un film documentaire sur la ville, une rétrospective du défunt artiste, outre l’organisation d’une cérémonie de signature du livre de Abdallah Aourik intitulé «Où étiez-vous le 29 février 1960 ?», un débat animé par l’association des artistes natifs d’Agadir, ainsi qu’un colloque national le 3 septembre sous le thème «Agadir ressuscitée, le questionnement de la mémoire et les défis du futur».

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