Statistiques
Le nombre d’immigrés marocains sur le territoire français est passé de 634.200 personnes en 2006 à 853.000 en 2023, enregistrant ainsi une progression de 34,5 %, selon un nouveau rapport de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie.
La diaspora marocaine en France s’établit à 2 206 336 sur trois générations selon les dernières données publiées par l’Observatoire de l’immigration et de la démographie dans un nouveau rapport intitulé «L’immigration tunisienne en France». En 2023, les Marocains de première génération étaient au nombre de 853.000 personnes, soit 40,8 % de l’ensemble des migrants originaires du Maghreb. La deuxième génération s’est établie à 1.059 576 individus, tandis que la troisième génération s’est chiffrée à 293.000. A noter que le nombre d’immigrés marocains établis en France est passé de 634.200 personnes en 2006 à 853.000 en 2023, enregistrant ainsi une progression de 34,5 %. Selon le rapport, le Maroc est le premier pays en 2024 à qui la France a délivré le plus de premiers titres de séjour avec un chiffre qui s’élève à 36.815. Les Algériens arrivent en seconde place avec 29.270 premiers titres de séjour et les Tunisiens figurent en 3ème position (22.456). Concernant le Maroc, le ratio des nouveaux titres de séjour est de 99 pour 100.000 habitants contre 182 pour la Tunisie et 63 pour l’Algérie. En ce qui concerne les primo-titres de séjour délivrés aux Marocains en 2024 : la part des motifs économiques est 29,5%. Les motifs familiaux et étudiants représentent respectivement 32,4% et 33,9%. S’agissant du marché de l’emploi, le rapport signale que le taux de chômage des immigrés marocains et tunisiens s’élevait à 14,7% en 2023, contre 6,5% pour les personnes sans ascendance migratoire, soit plus du double. Pour les descendants d’immigrés marocains et tunisiens (deuxième génération), ce taux de chômage s’élève à 13,9%. Enfin, le taux d’emploi des immigrés tunisiens et marocains s’élevait à 58,8% en 2023, contre 70,7% pour les personnes sans ascendance migratoire, soit 12 points en-dessous. Or, ce taux d’emploi est encore plus faible pour les descendants d’immigrés tunisiens et marocains (deuxième génération) puisqu’il descend à 54,1%. Il faut aussi relever qu’en 2023, 39,5% des immigrés tunisiens et marocains n’avaient aucun diplôme ou un niveau brevet / CEP. Par ailleurs, le document mentionne que 44% des ménages immigrés marocains et tunisiens vivaient dans un logement social. Seulement 29% sont propriétaires de leur logement. D’autre part, les données révèlent que 74% des hommes immigrés tunisiens et marocains et 80% des femmes immigrées tunisiennes et marocaines forment une union endogame. 55% des descendants de deux parents immigrés du Maroc et de la Tunisie vivaient en couple avec un conjoint de la même origine migratoire. Le rapport met en exergue l’attachement des Marocains de France à leur pays d’origine. En effet, 93 % des migrants marocains et tunisiens âgés de 18 à 59 ans maintiennent des liens réguliers avec le Maroc ou la Tunisie, que ce soit par téléphone ou via Internet. En revanche, seuls 3% des descendants d’immigrés tunisiens et marocains souhaitent partir vivre dans le pays d’origine de leurs parents. Enfin, le document signale qu’en 2024, 12.956 Marocains en situation irrégulières, ont été interpellés par les forces de l’ordre, derrière les Algériens (31.858) et les Tunisiens (11.795). S’agissant de la coopération des autorités marocaines pour le retour de leurs ressortissants en situation irrégulière, le rapport indique qu’en 2024 ,1658 mesures d’éloignement ont été exécutées contre 1104 en 2023, ce qui représente une hausse de 50,2%.










