Indice de performance climatique 2022 : Le Maroc toujours dans le top 10 mondial

Indice de performance climatique 2022 : Le Maroc toujours dans le top 10 mondial

Le Royaume a perdu une place et occupe la 8ème position

Le «Climate change performance index» (Indice de performance du changement climatique) est publié chaque année, à l’occasion de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques, par les ONG Germanwatch, The New Climate Institute et The Climate Action Network. Selon le nouveau rapport, publié en marge de la COP26 tenue à Glasgow, le Maroc fait partie des pays leaders en matière de lutte contre le réchauffement climatique en figurant dans le top 10. Sur les 68 pays étudiés, le Maroc occupe la 8ème place dans le classement avec un score de 71,64 derrière le Danemark (4ème), la Suède (5ème), la Norvège (6ème) et le Royaume-Uni (7ème). A noter que le Maroc a perdu une place dans le classement mondial en comparaison avec l’année précédente.

Le Maroc devance de nombreux pays tels que l’Allemagne, la Finlande, la Suisse, la France, le Portugal, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Chine ou encore le Japon. Il est important de noter qu’à l’instar des années précédentes, les trois premières places de l’indice de performance du changement climatique sont laissées vacantes dans la mesure où aucun pays ne mène une politique climatique jugée suffisamment ambitieuse, selon les auteurs. A l’instar des années précédentes, le Maroc est bien classé dans la plupart des catégories : émissions de GES, utilisation de l’énergie et politique climatique. La tendance du pays en matière d’énergies renouvelables est considérée comme élevée. Selon le rapport, le Maroc a mis à jour sa contribution déterminée au niveau national en 2021.

Son objectif s’est amélioré, passant de 42% à 45,5% de réduction des émissions de GES d’ici 2030. Le secteur énergétique du Maroc est à forte intensité de carbone. Les combustibles fossiles maintiennent une part élevée de l’approvisionnement total en énergie primaire. Cependant, le pays a un plan d’élimination progressive des subventions aux combustibles fossiles et est déjà en train de les réduire activement. Les experts du CCPI voient un excellent potentiel de production d’énergie renouvelable au Maroc, car de nombreux projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont actuellement en cours de réalisation dans le cadre du Plan solaire marocain. Le plan vise à augmenter la capacité d’énergie solaire installée à partir de l’énergie photovoltaïque et de l’énergie solaire concentrée à un total de 20% de la capacité installée d’ici 2030.

Le programme éolien intégré marocain vise à augmenter la capacité d’énergie éolienne installée à 20% d’ici 2030. Outre les projets à grande échelle, les experts indiquent qu’il existe également une opportunité pour une transition énergétique décentralisée. Il y a quelques premières expériences à ce sujet : les autorités marocaines ont inauguré le premier village entièrement solaire et autonome en réseau en Afrique en octobre 2019. Le pays s’est fixé pour objectif de produire 52% de ses besoins en électricité avec des énergies renouvelables en 2030. Le Maroc vise aussi à réduire la consommation d’énergie de 15% d’ici 2030, grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Les experts voient des progrès dans les investissements dans le secteur des transports publics et les réglementations en matière d’efficacité énergétique. Toutefois, des points faibles ont été relevés dans les secteurs de l’agriculture et du bâtiment.

Enfin, le rapport note que dans le cadre de la politique climatique internationale, le Maroc est reconnu comme un leader ambitieux dans les négociations et affiche un engagement louable à respecter l’Accord de Paris. Notons que l’IPC analyse les politiques d’une soixantaine de pays et de l’Union européenne, lesquels représentent plus de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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