IRES : L’effectif de la police est de 310 pour 100.000 habitants

IRES : L’effectif de la police est de 310 pour 100.000 habitants

Les dépenses militaires représentent 3,4% du PIB durant la période 2012-2020

L’Institut royal des études stratégiques (IRES) vient de publier son tableau de bord stratégique qui donne un aperçu du positionnement du Maroc sur le plan international dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental. Cette nouvelle édition se distingue par rapport aux précédentes par l’intégration de nouveaux indicateurs stratégiques, liés, notamment, à la sécurité globale, à la performance environnementale, à la qualité de la vie digitale et à la lutte contre le blanchiment d’argent ainsi que des indicateurs relatifs à la pandémie de Covid-19. En matière de sécurité intérieure, le rapport mentionne que l’effectif des fonctionnaires de police a nettement augmenté. Ainsi, le nombre de policiers pour 100.000 habitants est passé de 147 en 2003 à 310 en 2020. L’IRES estime que le renforcement du capital humain dans le domaine sécuritaire devrait se poursuivre pour faire face à l’évolution de la criminalité dans toutes ses formes et pour s’armer contre les menaces terroristes.

En revanche, la population carcérale ne cesse d’augmenter. Le nombre de personnes détenues pour 100.000 habitants est passé de 183 en 2003 à 233 en 2020. Et pourtant, la situation s’améliore avec la mise en place des sanctions alternatives afin de désengorger les prisons. Quant au taux d’homicides volontaires, on note une amélioration du classement international du Maroc au titre de cet indice, reflétant, entre autres, l’efficacité des actions préventives des forces de l’ordre en matière de lutte contre la criminalité. Ainsi, le Maroc est passé de la 30ème place sur 84 pays en 2003 à la 39ème place sur 140 pays en 2018. Concernant la sécurité globale, le rapport signale une amélioration du Maroc au niveau de l’indice global de terrorisme. Le Royaume est ainsi passé de la 132ème place en 2018 à la 102ème place en 2020. Le Maroc figure ainsi dans la catégorie des pays les moins impactés par le terrorisme.

L’IRES fait toutefois remarquer que le Royaume, «qui faisait partie dans un passé récent des pays sans impact terroriste, figure, depuis 2019, dans la catégorie des pays à très faible impact». S’agissant de l’indice «World’s safest countries», le Maroc figure dans le top 30 des pays les plus sûrs dans le monde et il est considéré, en 2021, comme étant le pays africain le plus sûr. Son positionnement au titre de cet indice s’est nettement amélioré, entre 2019 et 2021, en passant de la 45ème place à la 24ème place. En matière de défense, les dépenses militaires représentent 3,4% du PIB durant la période 2012- 2020. Ces dépenses sont motivées par la nécessité de moderniser et de renforcer les capacités militaires du Royaume et de défendre son intégrité territoriale. Les importations d’armes ont augmenté avec un montant qui est passé de 125 millions de dollars en 2000 à 376 millions de dollars en 2020.

Indice du progrès social : Positionnement international relativement stable

S’agissant de l’indice de prospérité et de bien-être, l’IRES relève que le positionnement du Maroc en termes de prospérité et de bien-être nécessite d’être fortement amélioré, en raison des performances insuffisantes affichées actuellement en termes de capital social, d’éducation et de gouvernance. Le Royaume occupe la 96ème place en 2020 alors qu’il était classé à la 62ème place en 2009. Au niveau de l’indice de progrès social, on relève un positionnement international relativement stable du Maroc, entre 2013 et 2020, au titre de cet indice qui classe les pays selon six catégories en fonction de leur progrès social. Le Maroc appartient à la 4ème catégorie qui regroupe les pays caractérisés par leurs contre-performances dans les domaines de l’éducation avancée et de l’inclusion sociale. Au niveau de l’indice mondial de la mobilité sociale, l’IRES note que «l’ascenseur social au Maroc est en panne». Le Maroc fait partie des derniers pays du classement au titre de cet indice. En 2020, il occupe la 73ème place sur 82 pays. Pour ce qui est de l’indice des droits de l’enfant, le Maroc a réalisé des progrès importants en se classant à la 66ème position en 2021 alors qu’il occupait la 81ème place en 2013. Enfin, concernant l’indice mondial du bonheur, l’IRES signale un recul du positionnement international du Maroc au titre de cet indice. Le Royaume est ainsi passé de la 99ème place en 2010 à la 106ème place en 2021. Cette situation s’explique essentiellement par la crise de Covid-19 et ses répercussions sur le bien-être des citoyens (restriction des déplacements, santé mentale, chômage, …).

Education : Encore des disparités élevées entre le milieu urbain et rural

Selon le rapport, le Maroc figure parmi les pays ayant un taux d’encadrement dans l’enseignement primaire acceptable avec 27 élèves par enseignant. Cela dit, les disparités élevées, qui caractérisent ce ratio, sont observées entre le milieu urbain et le milieu rural ainsi qu’entre le système d’enseignement public et celui privé. Une généralisation de la scolarisation est à relever au niveau de l’enseignement primaire. Cela dit, cette massification de l’enseignement cache des insuffisances en termes de qualité. A noter que le taux net de scolarisation au niveau de l’enseignement primaire a atteint 99,5% en 2020. Une amélioration notable est à relever concernant le taux net de scolarisation au niveau de l’enseignement secondaire collégial qui est passé de 24% en 1998 à 92,8% en 2020.

Santé : Moins de 10 lits pour 10.000 habitants dans les hôpitaux

En matière de santé, le rapport indique qu’un accès aux services de santé est loin d’être généralisé et qu’il reste conditionné par le niveau de solvabilité des ménages, lesquels supportent encore plus de la moitié des dépenses totales de santé. L’encadrement médical et paramédical au Maroc (16 pour 10.000 habitants dont 7 médecins et 9 infirmiers) reste en dessous du seuil critique fixé par l’OMS (25 pour 10.000 habitants). Au niveau de la densité litière, le secteur fait face à une baisse continue du nombre de lits dans les hôpitaux. Le nombre de lits hospitaliers pour 10.000 habitants est passé de 10,9 en 1990 à 9,95 en 2020. «L’offre actuelle demeure en déphasage par rapport à une demande en croissance rapide, en lien avec l’accroissement démographique et surtout avec la politique d’extension de la couverture médicale», note l’Institut. Enfin, il est à noter un positionnement international du Maroc très favorable au titre des indicateurs inhérents à la vaccination contre la Covid-19.

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