La Bourse de Casablanca, IFC et ONU Femmes plaident pour l’égalité des genres

La Bourse de Casablanca, IFC et ONU Femmes plaident pour l’égalité des genres

Les conséquences économiques et sociales du Covid-19 touchent les femmes de manière disproportionnée

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Société financière internationale (IFC), ONU Femmes et la Bourse de Casablanca ont pris part, aux côtés de 99 autres Bourses à travers le monde, à la 7ème édition de l’initiative Ring the Bell for Gender Equality. Cet évènement vise à promouvoir la participation des femmes en entreprise. Cet évènement a été suivi d’un webinaire sur le thème «Le leadership des femmes : un facteur de croissance économique important pour le Maroc». Les participants au webinaire ont appelé à soutenir la parité des genres dans la sphère économique et financière. Le directeur général de la Bourse de Casablanca, Tarik Senhaji, a déclaré : «Dans le contexte actuel de la relance économique, la parité hommes-femmes est une nécessité première et ce, que ce soit dans l’accès au financement ou dans l’accès à des postes de management et de leadership au sein de l’entreprise.

À la Bourse de Casablanca, nous avons encouragé la parité des genres. D’ailleurs, les femmes représentent 51% de notre effectif et occupent 33% des postes managériaux». Pour sa part, Leila Rhiwi, représentante d’ONU Femmes au Maroc, a mis en exergue les inégalités entre les sexes et la persistance de l’exclusion des femmes du marché du travail. Celle-ci s’est référée aux résultats de l’étude portant sur les «coûts économiques des inégalités de genre dans le marché du travail. «Les résultats de notre étude nous permettent d’estimer ce coût», a-t-elle indiqué, notant que la mise en place de politiques macroéconomiques favorisant la participation économique des femmes réduit considérablement ces coûts. Cet évènement intervient cette année dans un contexte exceptionnel avec la pandémie du Covid-19 dont les conséquences économiques et sociales touchent les femmes de manière disproportionnée. Les femmes sont surreprésentées dans les secteurs les plus touchés par la crise tel que l’agro-industrie, le tourisme et l’industrie manufacturière. Elles ont été ainsi les premières victimes des licenciements et des faillites d’entreprises.

La récente analyse du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages (février 2021) a mis en relief l’impact différencié sur les femmes, qui ont été durement affectées, que soit en termes de maintien des revenus, d’accès aux aides de l’Etat, aux soins ou à l’éducation. IFC travaille avec le secteur privé et les partenaires internationaux du développement pour éviter que les écarts entre les sexes, accentués par la pandémie ne se creusent davantage. Au niveau mondial, IFC participe à hauteur de 8 milliards de dollars à un programme de sauvegarde des emplois et contribue à hauteur de 4 milliards de dollars à la mise en place d’une plate-forme mondiale pour la santé. En outre, IFC fournit des conseils aux sociétés pour favoriser une réponse à la crise et une relance économique équitables, et donne la priorité, dans ses propres investissements, à la parité hommes-femmes.

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