Société

La santé en Afrique sous un angle médical et agricole

«Aucune finance publique n’a la possibilité de supporter financièrement l’évolution technologique de la santé dans le futur. Il faudrait développer, à ce niveau, une résilience sur le plan africain» . Le constat est dressé par le ministre de la santé et de la protection sociale, Khalid Ait Taleb, qui diagnostique à son tour les maux du secteur en Afrique. Le tout en mettant en avant les efforts royaux.
«Sa Majesté n’a jamais cessé d’appeler à une convergence des efforts dans le domaine de la santé», souligne le ministre qui met en avant les atouts du continent.

Une souveraineté sanitaire doublée de celle alimentaire
Pour le responsable gouvernemental : «Chaque pays en Afrique a son potentiel et sa valeur ajoutée. Il suffit juste de développer suffisamment les convergences». Par la même occasion, il s’exprime sur la souveraineté sanitaire en Afrique qui «ne peut devenir effective sans durabilité et sans souveraineté alimentaire». Et ce n’est pas tout ! L’intervenant encourage les forces vives de l’Afrique. «Arrêtons d’être un continent qui importe et investissons davantage dans l’humain pour devenir non seulement un continent qui exporte le savoir, mais aussi un continent pionnier dans l’innovation et notamment dans l’innovation médicale», exhorte-t-il. Entre-temps, le ministre ne manque pas de penser à l’avenir. «La médecine du futur coûtera de plus en plus cher. L’Afrique doit pouvoir compter sur l’Afrique pour garantir cette souveraineté sanitaire. Vive l’Afrique!», exalte-t-il.

Une agriculture solidaire pour le continent
Également de la partie, le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohammed Sadiki, qui intervient à cette ouverture officielle après avoir inauguré le deuxième panel programmé lors de cette conférence. «Il faut apprendre à faire plus avec beaucoup moins en Afrique si nous voulons garantir notre souveraineté alimentaire», estime-t-il. Le responsable gouvernemental pense fort aussi à la problématique de l’eau. «Pour faire face au stress hydrique, nous devons promouvoir les villes vertes et rendre le financement climatique plus optimal», avance-t-il. Quant au Maroc, il est, d’après lui, «engagé pour une agriculture africaine basée sur la solidarité, la collaboration et les partenariats fiables». A son sens, le Royaume « scelle aujourd’hui des projets concrets qui capitalisent sur l’échange de savoir -faire et sur une dynamique Sud-Sud efficace».

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