Lancement du Bachelor en septembre 2021

Lancement du Bachelor en septembre 2021

Ce nouveau système favorisera l’employabilité des étudiants

L’étudiant peut raccourcir sa durée de formation en fonction de son aptitude à cumuler plus rapidement l’intégralité des crédits. Autrement dit, un étudiant qui arrive à obtenir ses 240 UV en moins de 4 ans pourra décrocher son Bachelor.

Initialement prévu pour septembre 2020, le lancement du système bachelor dans les universités marocaines a été reprogrammé pour septembre 2021 en raison de la Covid-19. Le cursus est basé sur 4 années au lieu des 3 années de la Licence. Sa mise en œuvre se fera de manière progressive, c’est-à-dire qu’il sera déployé selon une approche expérimentale avant d’être généralisé. Au total, 12 universités ont déjà exprimé leur désir de s’engager dans ce nouveau projet pédagogique. Son adoption sera accompagnée de la révision du décret relatif aux missions des établissements universitaires. Dans un exposé devant la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, en janvier 2021, le ministre de l’éducation nationale, Saaid Amzazi, avait précisé que le cahier des normes pédagogiques sera soumis début février 2021 à la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur.

Quant aux demandes d’évaluation, celles-ci sont soumises à l’expertise de l’Agence nationale d’évaluation et d’assurance qualité de l’enseignement supérieur à partir de mai 2021. Il est à noter qu’un portail électronique sera créé pour recevoir les demandes d’homologation des propositions de filières par les universités. Le démarrage des filières homologuées est annoncé pour la rentrée universitaire 2021- 2022. Le Bachelor a 4 objectifs majeurs. Il est destiné à améliorer le rendement interne des établissements à accès ouvert en vue de limiter les déperditions universitaires et rehausser le taux de diplomation. Il permettra de favoriser l’employabilité des étudiants à travers l’amélioration de la maîtrise des langues étrangères et l’acquisition des compétences en softs-skills. Ce nouveau système vise aussi à améliorer la mobilité internationale des étudiants et favoriser l’autonomie des étudiants en les rendant acteurs de leurs propres apprentissages.

L’étudiant maîtrise son cursus universitaire

Ce système a l’avantage d’être flexible. Officiellement, le Bachelor devra couronner un parcours de quatre années. Cela dit, l’étudiant peut raccourcir sa durée de formation en fonction de son aptitude à cumuler plus rapidement l’intégralité des crédits. Autrement dit, un étudiant qui arrive à obtenir ses 240 UV en moins de 4 ans pourra décrocher son Bachelor sans attendre la fin du cursus.
Les méthodes de formations seront diversifiées : enseignement présentiel, à distance, en alternance, via des pédagogies innovantes ou dans le cadre de la mobilité internationale dans l’objectif d’améliorer et de professionnaliser la formation.
Il faut aussi relever que l’étudiant en réalisant des activités de différentes natures (associatives, sportives, artistiques, actions socioculturelles, innovation pédagogique …) en parallèle de ses enseignements académiques peut acquérir au maximum 3 crédits additionnels par an. S’agissant du projet de fin d’étude, selon le choix de l’étudiant, ce travail, équivalent à deux modules (séparés ou au sein du même semestre S7/S8), peut prendre la forme de: stage professionnel, étude sur le terrain, …

Les faiblesses du système actuel

Le système actuel présente plusieurs failles. Selon les données du ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, 47,2% des étudiants dans les universités abandonnent leurs études sans aucun diplôme.

A noter que 16,5% des étudiants quittent leurs études dès la 1ère année. Ce taux atteint 27,1% dans les filières scientifiques. Ils ne sont que 13,3% à obtenir le diplôme de licence en 3 ans. Ce taux est de 9% seulement dans les filières scientifiques, 18% dans les filières des sciences juridiques, économiques et sociales et 15% pour les lettres et sciences humaines.

Concernant la durée moyenne pour l’obtention de la licence, elle se situe entre 4,5 à 5 ans. Toujours selon les chiffres du ministère, l’abandon et le redoublement ont un coût estimé à 3,7 milliards DH par an. Parmi les autres faiblesses figure l’inadéquation formation-emploi.

240 crédits au total, 6 modules par semestre ….

Le nouveau cursus, qui s’étale sur 4 ans d’études, comprendra 6 modules par semestre (45h/module). Concernant l’architecture modulaire, la première année fondatrice est une année de tronc commun où l’accent sera mis sur les langues et les soft skills. Durant les semestres S1 et S2, il y aura ainsi des modules disciplinaires d’initiation et d’ouverture ainsi que des modules de langues et soft skills. La deuxième année (semestres S3 et S4) portera sur l’introduction à la filière où seront programmés des modules disciplinaires génériques, des soft skills acquisition savoir-faire, ouverture, culture pratique…

La troisième année (semestres S5 et S6) sera consacrée à l’approfondissement de la filière (filières de spécialisation disciplinaire et modules d’approfondissement). Quant à la quatrième année (semestres S7 et S8), l’accent sera mis sur la spécialisation et professionnalisation (options de spécialisation).

Autrement dit, ce système est composé de trois grandes étapes : une année fondatrice (S1 et S2), une année de consolidation (S3 et S4) et deux années de spécialisation (S5 et S6 puis S7 et S8). Le Bachelor compte au total 240 UV (crédits): 30 crédits par semestre, 60 par année. L’année étant organisée en deux semestres.

 

 

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