L’Association Sourire de Reda dresse le bilan de ses actions : 700 demandes d’aide traitées en 2020

L’Association Sourire de Reda dresse le bilan de ses actions : 700 demandes d’aide traitées en 2020

La crise sanitaire a fortement impacté les jeunes sur le plan émotionnel. Tel est le constat relevé par l’Association Sourire de Reda dans son rapport d’activité 2020.

Durant la pandémie de Covid-19, l’association a connu un pic de sollicitations. La helpline Stop Silence a ainsi enregistré un taux d’appels 78% supérieur, entre janvier et juin 2020, par rapport à la même période de l’année 2019, avec un pic de 92% entre mars et juin, qui correspond à la période de confinement. Selon l’association, les Chats de la helpline ont permis de relever notamment un mal-être dû à un manque d’intimité et au confinement avec des personnes maltraitantes, à un manque de visibilité sur l’avenir, à l’arrêt brusque de suivi psychologique ou de traitement médicamenteux. De même, l’association a permis d’identifier chez les jeunes un manque d’activités exutoires sportives ou artistiques, au décès d’un membre de la famille avec impossibilité de respecter les rituels de deuil, mais aussi à une recrudescence des situations de cyber-harcèlement avec l’augmentation du temps passé par les jeunes sur le Web.

Renforcement des actions

Face à ce constat, Sourire de Reda a renforcé ses actions durant cette période particulière, notamment à travers la mobilisation de ressources exceptionnelles pour le soutien émotionnel pendant le confinement, pour la helpline et pour les réponses aux demandes d’aide par mail et sur les réseaux sociaux. Selon un sondage en ligne effectué par l’association entre 2013 et 2021 auprès de 2.113 jeunes de 10 à 25 ans (francophones et arabophones), 700 demandes d’aide ont été traitées en 2020 par mail et sur les réseaux sociaux. L’association a également animé un webinaire à destination d’un collectif de psychologues sur le thème «Crise suicidaire pendant la Covid : agir pour (se) sécuriser». Elle a aussi mis la plateforme Stop Silence à la disposition des jeunes du Liban, lors de l’explosion qu’a connue le pays en août 2020.

Au cœur des réseaux sociaux

Pour Sourire de Reda, le digital a toujours constitué un canal essentiel pour atteindre les jeunes en souffrance. La technologie et les médias sociaux faisant partie intégrante de la vie des nouvelles générations, l’association a adopté ce moyen de communication pour être au plus près des jeunes en crise. «Au-delà des biais qu’il peut présenter et de la méfiance, quelquefois justifiée, qu’il peut inspirer, le digital a prouvé être, durant cette période particulière, une ressource inestimable pour tous face à l’isolement imposé par la crise sanitaire», explique-t-on. Ainsi, sur Facebook et Instagram, l’association propose une communication bi-hebdomadaire.

Elle est liée à ces réseaux sociaux par un partenariat, en tant que référence sur la zone MENA pour la prévention du suicide chez les jeunes. Ainsi, lorsque les utilisateurs au Maroc ont besoin d’assistance, ils peuvent trouver un lien vers le site web de Sourire de Reda et la ligne d’assistance Stop Silence dans le centre de sécurité de Facebook. «Le centre de sécurité contient des ressources qui offrent de multiples façons d’obtenir de l’aide, mais aussi des astuces destinées à aider les personnes qui traversent des moments difficiles. De plus, lorsque des Marocains partagent ou recherchent du contenu sur le suicide ou l’automutilation sur Facebook ou Instagram, une assistance dans l’application leur est proposée, y compris des informations sur la façon de contacter Sourire de Reda, afin que les intervenants de l’association puissent assister cette personne lorsqu’elle en a besoin», indique-t-on.

Des projets ambitieux

Sourire de Reda annonce le lancement des projets ambitieux, en s’associant à diverses organisations, à l’instar de l’Espace Maroc Cyberconfiance. Il s’agit selon l’association d’une plateforme de sensibilisation et d’accompagnement dédiée aux internautes marocains mais aussi aux PME.
Fruit de la collaboration de l’association avec le CMRPI, l’AUSIM, l’association Amane, l’Association Bayti et la Fédération nationale des associations des parents et tuteurs des élèves, le projet, qui a été lancé en 9 février 2021, vise à informer autour des bonnes pratiques pour une meilleure protection en ligne et à former autour des nouvelles technologies digitales. Pour les années à venir, Sourire de Reda compte ainsi mettre davantage l’accent sur les canaux numériques. «Cela passe par la digitalisation de tous les services et les process de l’association afin de toucher directement les jeunes. Prochaine étape : l’organisation d’un colloque international sur le suicide des jeunes avec des intervenants et experts locaux», indique-t-on.

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