L’AUC accompagne le processus au niveau national : Casablanca, patrimoine universel de l’Unesco ?

L’AUC accompagne le processus au niveau national : Casablanca, patrimoine universel de l’Unesco ?

Le Grand Casablanca concentre des mouvements architecturaux internationaux et constitue un véritable musée à ciel ouvert.

Ce patrimoine représente un atout indéniable pour assurer l’attractivité et la compétitivité de ce territoire. Toutefois, cette richesse inestimable est en péril en raison de l’urbanisation galopante et de la dégradation que subissent certains monuments. Pour y remédier, le ministère de l’intérieur à travers l’Agence Urbaine de Casablanca (AUC) lance un processus d’inscription au patrimoine national. Cette initiative vise les éléments constitutifs du patrimoine architectural et urbain identifié et inventorié dans le cadre des études initiées précédemment par l’Agence. De ce fait, l’inscription de ces bâtis permettra de les mettre en avant et d’engager avec l’ensemble des acteurs intéressés des actions en faveur de leur restauration, rénovation et reconversion.

Cette initiative permettra également d’accompagner les pouvoirs publics au sujet de l’inscription de Casablanca sur la liste du patrimoine universel de l’Unesco. «Le patrimoine préhistorique et architectural du Grand Casablanca est internationalement reconnu de par sa richesse et sa diversité, mais il demeure sous l’effet conjugué du temps et de la pression urbaine soutenue, assujetti à une dégradation contribuant à sa sous-exploitation et sa faible contribution au maintien de l’identité, du rayonnement et de l’attractivité du Grand Casablanca», précise l’Agence Urbaine de Casablanca.

Situation et état des bâtisses

La première tranche de cette étude concerne 600 dossiers d’inscription des éléments saillants du patrimoine architectural et urbain au patrimoine national. A titre d’inventaire, les études menées auparavant par l’Agence Urbaine de Casablanca ont identifié 1.015 unités bâties classées A (valeur exceptionnelle), 2.024 constructions classées B dites de valeur notable, 68 (+26 en cours d’inscription) bâtiments inscrits, 59 sites industriels remarquables (classées D), 54 unités bâties classées C (mutable), et 35 espaces publics (parcs, places, jardins) au niveau de Sidi Belyout seulement. Quatre critères ont été pris en compte pour détecter les édifices et les ensembles urbains concernés : l’Unique, le typique, l’intégration urbaine et la valeur immatérielle. En se référant à l’enquête de terrain menée par l’Agence Urbaine de Casablanca, l’état de conservation des bâtiments identifiés «est satisfaisant». Selon l’AUC, près de 97% des édifices sont dans un état jugé bon ou moyen au niveau de Sidi Belyout pour 84% au niveau du Grand Casablanca».

Préserver le patrimoine casablancais : Une action prioritaire

L’espace concerné par cette étude recouvre le territoire couvert par le schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Casablanca. Celui-ci englobe les préfectures de Casablanca, Mohammedia, des provinces de Mediouna et de Nouaceur et de la commune de Mansouria. En raison de la situation stratégique, de la richesse et de la diversité des éléments constitutifs de ce patrimoine architectural et urbain inédit et dans la continuité des actions initiées par l’Agence Urbaine dans ce volet, la préservation de ce patrimoine à travers son inscription au patrimoine national est une action majeure et prioritaire à mener en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, relève la même source. Globalement, le Maroc a connu à travers les siècles une succession de civilisations «qui lui ont permis d’être dépositaire d’un patrimoine hors du commun marqué par sa diversité culturelle et architecturale».

Monuments, médinas, ksours, kasbahs, demeures, paysages, … le pays compte un bon nombre de bâtisses classées patrimoine national et mondial. Notons par ailleurs que l’urbanisation galopante est un des défis majeurs que les pouvoirs publics devront relever durant les prochaines années. Plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes. Elle s’élèvera à 66% en 2050 et atteindra 85% en 2100. Face à ces changements, le patrimoine architectural se trouve menacé. Ces mutations sont également liées à des défis urgents pour l’humanité. D’ailleurs, la préservation du patrimoine figure dans les axes des objectifs du développement durable (développement socialement équitable).

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