Quatre conventions conclues pour accompagner la réforme de l’éducation
Coopération : Pour renforcer les performances institutionnelles et accompagner efficacement la réforme de l’éducation, le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique a signé des accords de partenariat avec des départements ministériels, la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire et l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme (ANLCA). Les détails.
Le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) œuvre une nouvelle ère de coopération avec les départements opérant dans le système d’éducation et de formation. Il vient de signer, dans le cadre des travaux de la deuxième session de son assemblée générale, quatre conventions de partenariat avec des départements ministériels, la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire et l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme (ANLCA). Intervenant à cette occasion, Habib El Malki, président du CSEFRS, a souligné que cette étape est placée sous le signe de «la coopération et la coordination au service du renforcement des performances institutionnelles et de l’accompagnement efficient de la réforme». Il a expliqué que les conventions de partenariat et de coopération que le Conseil a signées avec les départements concernés visent à «promouvoir l’efficience du partenariat institutionnel qui lie les départements gouvernementaux et les institutions nationales et internationales au CSEFRS, en sa qualité d’instance consultative chargée d’émettre des avis relatifs à l’ensemble des politiques publiques et des questions d’intérêt national concernant l’éducation, la formation et la recherche scientifique».
Faciliter l’échange des données et d’expertise
Le président du Conseil a noté que ces conventions constitueront «un cadre de partenariat, notamment en ce qui concerne la facilitation des échanges des données et de l’expertise, la coopération en matière d’évaluation du système éducatif, de mesure des retombées et de la suite donnée aux avis émis par le Conseil». Il a exprimé son souhait qu’un tel dispositif puisse «constituer un fondement institutionnel à même de renforcer les processus de coordination et d’organiser les concertations de manière périodique, en vue d’apporter un supplément d’appui aux fonctions et aux attributions de chacune des parties prenantes concernées».
Dans ce cadre, la première convention-cadre de partenariat a été scellée entre le CSEFRS et le ministère des habous et des affaires islamiques, le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports, le ministère de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ainsi que le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication. Cette convention vise à déterminer les domaines, conditions et modalités de coopération entre les parties, dans le cadre du respect de leurs missions et attributions, dans le but de faciliter l’échange d’informations, de documents, d’expertise et de recherches sur des questions liées à l’éducation et à la formation. La convention porte aussi sur la mise en œuvre de la loi-cadre n°51.17 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique et des recommandations du rapport général du Nouveau modèle de développement en matière d’éducation et de formation.
Réalisation d’études, lutte contre l’analphabétisme…
La deuxième convention-cadre de coopération a été signée entre le Conseil et le ministère de l’intérieur, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Le but étant de définir un cadre de référence régissant la collaboration entre les deux parties. Les domaines de coopération concernent notamment la réalisation d’études de manière conjointe sur des questions relevant des champs de compétences des deux parties, l’échange des données, des expertises, des publications et des ressources. Elles concernent également la réalisation de sondages et l’organisation de rencontres et de journées d’étude. Le Conseil a également scellé une convention-cadre de coopération avec l’ANLCA. L’objectif est d’œuvrer de concert à lutter contre l’analphabétisme et consacrer la notion de l’apprentissage tout au long de la vie en vue d’améliorer la qualité des programmes d’alphabétisation et réduire le taux d’analphabétisme à un niveau permettant son éradication d’ici 2029.
Enfin, le Conseil a conclu une convention-cadre avec la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire. Cet accord porte sur la réalisation d’études dans le domaine de l’enseignement primaire, l’organisation d’événements et de conférences, l’échange de données et de rapports entre les deux parties et l’organisation d’une conférence internationale sur l’enseignement primaire en 2024.!
Lors de la deuxième session de son assemblée générale : Le Csefrs adopte son projet de stratégie 2023-2027

Le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) a approuvé mercredi 12 juillet son projet de stratégie pour la période 2023-2027, lors de la deuxième session du deuxième mandat, présidée par Habib El Malki, président du Conseil.
«Approuvé à l’unanimité par l’assemblée générale du CSEFRS, ce projet définit les principaux objectifs du mandat actuel, permettant ainsi au Conseil d’accomplir ses missions afin d’accompagner les réformes qui concernent le système d’éducation, de formation et de la recherche scientifique dans le Royaume, en consacrant la centralité de l’apprenant et en le plaçant au cœur des différents projets visant à instituer la nouvelle école», a indiqué un communiqué du CSEFRS.
Au cours de cette session, une présentation détaillée a été faite sur ce projet, qui a été élaboré sur la base de méthodes scientifiques rigoureuses, avec l’ouverture d’un large débat interne avec tous les membres et cadres du CSEFRS, en application de l’approche participative qui constitue l’un des fondements de l’action du Conseil. Par la même occasion, une présentation détaillée a également été faite sur le projet de rapport élaboré par l’Instance nationale d’évaluation sur « la violence en milieu scolaire » dans sa version initiale, a fait savoir la même source, notant que ce projet sera publié après l’incorporation des amendements et observations.










