Le Maroc compte 17.558 réfugiés et demandeurs d’asile à fin novembre 2021

Le Maroc compte 17.558 réfugiés et demandeurs d’asile à fin novembre 2021

24% de la population globale des réfugiés est constituée d’enfants de moins de 12 ans

La ville de Rabat continue de concentrer le plus grand nombre de réfugiés avec un chiffre s’établissant à 1.373 à fin novembre 2021.

Selon les dernières statistiques disponibles du Haut-commissariat des réfugiés au Maroc (HCR), le pays compte 17.558 réfugiés et demandeurs d’asile à fin novembre 2021. Dans les détails, le nombre des réfugiés s’est chiffré à 9.148 au 30 novembre. Sans grande surprise, les réfugiés syriens sont toujours en tête avec un total de 5.040 personnes. Pour ce qui est des autres nationalités, le Yémen arrive en seconde position avec 1.097 réfugiés. Viennent ensuite la République Centrafricaine (932), la Côte d’Ivoire (389), le Soudan du Sud (379), la Palestine (257), la République démocratique du Congo (192), le Cameroun (175), la Guinée (143), l’Irak (127), le Sénégal (106), le Mali (56), le Soudan (32) , le Nigeria (25) et la Gambie (2).

A noter que la proportion des hommes est beaucoup plus importante que celle des femmes. En effet, le HCR fait état de 5.731 hommes réfugiés (62,3%) contre 3.461 pour les femmes (37,7%). En tenant compte de la répartition par âge, on constate que la majorité des réfugiés est âgée de 18 à 59 ans. Ils représentent 66% de la population globale des réfugiés, soit 6.065.
Notons que 24% de la population globale des réfugiés est constituée d’enfants âgés de 0 à 12 ans, soit un total de 2.210. Concernant le niveau d’instruction des réfugiés, le HCR au Maroc signale que 22% des réfugiés n’ont aucun niveau scolaire, 31% ont le niveau du primaire et 24% ont le niveau du secondaire. Seulement 20% ont un niveau d’étude élevé (universitaire). Concernant leur ancienne occupation dans leur pays d’origine, 25,1% des réfugiés travaillaient dans le secteur tertiaire (services, profession libérale).

Selon les données du HCR, 27,5% étaient sans emploi, 9,6% sont des étudiants alors que 7,2% travaillaient dans le secteur primaire essentiellement dans l’agriculture et 1,7% étaient employés dans le secteur secondaire (industrie). Toujours selon le HCR, la ville de Rabat continue de concentrer le plus grand nombre de réfugiés avec un chiffre s’établissant à 1.373 à fin novembre 2021. Casablanca arrive en seconde position avec 942 réfugiés, suivie d’Oujda (854), Nador (676), Marrakech (511), Fès (480), Kénitra (426) et Meknès (422). Ces 8 villes accueillent 61,8% des réfugiés au Maroc. Le reste (3.508) est éparpillé dans les autres villes du Royaume. Signalons que 21,7% des réfugiés enregistrés auprès du HCR au Maroc, soit 1.998, ont des besoins spécifiques : 461 réfugiés avec une condition médicale sérieuse, 197 enfants dans des situations à risques, 68 personnes âgées à risque, 190 femmes dans des situations à risque.

Par ailleurs, les demandeurs d’asile sont toujours aussi nombreux. Leur nombre s’est établi à 8.410 à fin novembre 2021. Ces derniers proviennent majoritairement de la Guinée avec 2.360 demandeurs, suivis du Cameroun (1.056), Côte d’Ivoire (1.017), Sénégal (1.020), Soudan (782), Mali (748), Nigeria (410), République Démocratique du Congo (182), Gambie (120). Pour rappel, le nombre des demandeurs d’asile s’était chiffré à 5.167 au 30 novembre 2020.

Plus de 84 millions de personnes contraintes de fuir leur pays

L’année 2021 a connu un chiffre impressionnant de déplacés dans le monde. De janvier à novembre, plus de 84 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer, selon les données du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), publiées par l’ONU dans son bilan annuel.

Ce chiffre est en augmentation par rapport à 2020 et 2019, toutes deux, déjà, des années record. Cette hausse a été couplée à une baisse de la mobilité mondiale dans son ensemble en raison de règles de voyage plus strictes, ce qui a incité le directeur général de l’agence des Nations Unies pour les migrations (OIM), António Vitorino, à déclarer que le monde était «témoin d’un paradoxe inédit dans l’histoire humaine».

L’OIM a également prévenu que les réfugiés et les migrants qui se déplacent par nécessité ont été particulièrement touchés par les restrictions de voyage liées à la Covid, et que des millions d’entre eux se sont retrouvés bloqués loin de chez eux, et en danger.

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