Le Maroc, premier pays bénéficiaire des titres de séjour en France en 2020

Le Maroc, premier pays bénéficiaire des titres de séjour en France en 2020

Avec un chiffre dépassant les 30.000

Le service statistique ministériel Immigration – Intégration en France relevant du ministère de l’intérieur a publié son rapport sur les chiffres clés de l’immigration en 2020. Il s’agit de l’année la plus récente pour laquelle des résultats sont disponibles. Selon le document, au 31 décembre 2020, 3.344.716 ressortissants de pays tiers sont détenteurs d’un permis de séjour en France. Les ressortissants de pays du Maghreb sont de loin les plus nombreux (42,8% de l’ensemble des permis de séjour en cours de validité). Selon les statistiques, 554.378 Marocains sont détenteurs d’un titre de séjour en 2020 contre 546.367 en 2019, soit un chiffre en évolution de 1,5%. Le Maroc arrive en seconde position après l’Algérie (622.931) et devant la Tunisie avec 252.914. A noter que 63,5% des titres valides ont une durée d’au moins 10 ans. 18% ont une durée pluriannuelle inférieure à 5 ans, 10,4% ont une durée de validité annuelle ou infra-annuelle et un peu moins d’un sur dix sont des documents provisoires (récépissés, autorisations provisoires de séjour et attestations de demandes d’asile). Sur l’ensemble de plus de 3,3 millions de permis de séjour (documents provisoires et titres en cours de validité), 1,2 million ont été émis pour motif familial.

Plus de 219.000 titres de séjour délivrés

219.302 titres de séjour ont été délivrés en «primo délivrance» en 2020, en recul de 20,9% par rapport à 2019. Cette baisse traduit les effets de la pandémie de Covid-19 sur les demandes et délivrances des titres. Selon le rapport, les ressortissants marocains et algériens restent les plus nombreux parmi les bénéficiaires de premiers titres de séjour en France avec un repli nettement inférieur à celui d’ensemble (respectivement -14,1% et -12,9%). Ainsi, le Maroc est le premier pays en 2020 à qui la France a délivré le plus de premiers titres de séjour avec un chiffre qui s’élève à 30.107 en 2020 contre 35.053 en 2019. Les Tunisiens gardent la troisième place mais connaissent une baisse plus proche de la moyenne (- 21,6%). Ce sont les ressortissants chinois (-44,6%) et États-uniens (-40,7%) qui marquent les plus fortes diminutions, sur les titres étudiants en particulier. Signalons que les titres de séjour pour motif économique se sont repliés plus que les autres (-32,1%) alors qu’ils suivaient une tendance très nette à la hausse : entre 2010 et 2019. Au total ce sont 26.583 premiers titres pour motifs économiques qui ont été délivrés en 2020, soit 12,1% des flux migratoires en provenance de pays tiers. Comme les années précédentes, le Maroc (3.609) et la Tunisie (3.490) sont les deux pays les plus représentés bien qu’ils connaissent un recul plus marqué que la moyenne (respectivement –47,2% et –42,1%).

Titres étudiants : Le Maroc en tête

En 2020, le nombre de titres délivrés pour motif «étudiant» est en baisse de 20% par rapport à l’année 2019, pour s’établir à 72.306 premiers titres délivrés. Les étudiants représentent 33% des primo-délivrances de titres en 2020, contre 34,4% pour le motif familial. Les origines les plus fréquentes pour les nouveaux étudiants sont le Maroc (12.657), l’Algérie (6.025), la Chine (5.048), la Tunisie (3.998) et le Sénégal (3.576). Avec plus de 3.000 titres étudiants, le Liban affiche une très forte progression (+57,4%). Puis viennent l’Inde, la Côte d’Ivoire, les États-Unis et le Cameroun qui dépassent tous 2.000 étudiants. Notons qu’un an après la délivrance de leur premier titre, ce sont près de 37% des étudiants qui ont quitté le territoire. Par la suite, les départs ont tendance à ralentir. Au bout de 5 ans, 57% des étudiants de la cohorte sont partis ou devenus français. À l’issue de cette période, une partie des titres «étudiants» est transformée en titres «économiques» (environ 21%) ou en titres «familiaux » (environ 7%).

75.482 titres délivrés pour motif familial

En 2020, on dénombre 75.482 titres délivrés pour motif familial, soit une baisse annuelle plus modérée que pour les autres motifs (- 16,6%). Ceci est lié au fait qu’une partie des titres familiaux est attribuée à des personnes séjournant déjà sur le territoire lors de leur demande de titre. L’impact de la fermeture des frontières liée à la crise sanitaire est donc moins important que pour les autres titres. Les nationalités les plus représentées sont, dans l’ordre, les Algériens (14.737), les Marocains (12.784) et les Tunisiens (7.374).

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