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Le Maroc produit 7.647 tonnes de déchets médicaux dangereux par an

Les déchets médicaux constituent un réel danger et sont susceptibles d’infecter les patients hospitalisés, les personnels de santé et le grand public. Le Maroc a produit 22.600 tonnes de déchets médicaux dont 7.647 tonnes sont considérées comme dangereuses.

La gestion des déchets médicaux devient de plus en plus une préoccupation majeure et pose de sérieux problèmes sanitaires. Une mauvaise gestion des risques peut mettre en danger le personnel de soins, les employés s’occupant des déchets médicaux, les patients et leur famille, ainsi que la population. Ces déchets peuvent être infectieux, contenir des substances chimiques toxiques et présenter ainsi un risque de contamination. Selon les dernières statistiques disponibles qui figurent dans l’annuaire statistique du Maroc 2022 publié récemment par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), le Maroc a produit 22 600 tonnes de déchets médicaux en 2021. Sur les 22.600 tonnes, 7.647 tonnes sont considérées comme dangereuses La répartition des déchets par région montre que la région de Casablanca-Settat produit les quantités les plus importantes, à savoir, 2.139 tonnes. Viennent ensuite les régions de Rabat-Salé-Kénitra (1.206 tonnes), Marrakech -Safi (910 tonnes), Fès-Meknès (821 tonnes), Tanger-Tétouan -Al Hoceima (672 tonnes), l’Oriental (578 tonnes), Souss-Massa (536 tonnes), Béni Mellal-Khénifra (404 tonnes), Draâ- Tafilalet (233 tonnes), Guelmim-Oued Noun (68 tonnes), Laâyoune -Sakia El Hamra (68 tonnes), Dakhla-Oued Eddahab (12 tonnes). Rappelons que le ministre de la santé et de la protection sociale, Khalid Ait Taleb, avait indiqué que quantité de déchets médicaux produits par le secteur de la santé est estimée à 7.000 tonnes par an. Cette quantité est répartie entre 3.500 tonnes dans les hôpitaux publics, 800 tonnes dans les établissements de soins de santé primaires et 2.000 tonnes dans les établissements de santé du secteur privé. Sur le plan juridique, signalons que la loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination constitue un grand pas en avant. Cette loi définit les différents types de déchets, spécifie leur mode de gestion et précise le niveau de leur prise en charge. Elle introduit également la notion de déchets dangereux et la gestion de ce type de déchets en le soumettant à un système d’autorisation préalable à tous les stades de la gestion: collecte, transport, stockage et élimination. Elle fixe aussi les règles d’organisation des décharges existantes et appelle à leur remplacement par des décharges contrôlées. L’article 70 de la loi 28-00 précise qu’une personne qui dépose, jette ou enfouit des déchets considérés comme dangereux en dehors des endroits désignés est passible d’une amende de 10.000 à 2.000.000 DH et d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans de prison ou l’une de ces deux peines. Pour sa part, l’article 71 signale «quiconque exploite, modifie d’une façon substantielle, transfère ou ferme une décharge contrôlée ou une installation de traitement, de valorisation, de stockage ou d’élimination sans les autorisations prévues est puni d’une amende de 20.000 à 2.000.000 DH et d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans ou de l’une de ces deux peines seulement». Quant à l’article 73, celui-ci signale que toute personne qui importe ou exporte des déchets dangereux sans se conformer aux dispositions de la loi et des textes pris pour son application est punie d’une amende de 50.000 à 2.000.000 DH et d’une peine de prison de 3 mois à 2 ans.

La répartition des déchets par région montre que la région de Casablanca-Settat produit les quantités les plus importantes à savoir, 2.139 tonnes.

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