Le Maroc, un Covid warrior

Le Maroc, un Covid warrior

Il est parmi les pays assez fortement touchés par la pandémie mais qui améliore la maîtrise de sa progression

La situation au 10 décembre montre que le Maroc se situe dans un groupe de pays qui certes sont assez fortement touchés par la pandémie, mais qui en même temps connaissent une amélioration de la maîtrise de sa progression, et ce au même titre que l’Espagne, la France, Brésil, Royaume-Uni et Arabie Saoudite.

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) établit un benchmark de l’impact de la pandémie et des effets de son mode de gestion sur la croissance. En s’appuyant sur l’indice «Oxford» conçu par l’Ecole des politiques publiques de l’Université pour évaluer les efforts entrepris par les États pour lutter contre la propagation de la pandémie, le HCP place le Maroc face à une quinzaine de pays dont l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Brésil, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Arabie Saoudite. En termes d’intensité de la pandémie, la situation au 10 décembre montre que le Maroc se situe dans un groupe de pays qui certes sont assez fortement touchés par la pandémie, mais qui en même temps connaissent une amélioration de la maîtrise de sa progression, et ce au même titre que l’Espagne, la France, Brésil, Royaume-Uni et Arabie Saoudite.

Le Haut-Commissariat au Plan a par ailleurs tenté dans son approche d’évaluer l’effort consenti pour la gestion de cette pandémie tout en rappelant le degré de sa propagation dans le pays. L’analyse s’est articulée autour de trois indices, à savoir l’indice du soutien économique, l’indice de confinement et de santé ainsi que l’indice de rigueur sans oublier la réponse globale du gouvernement.

Il ressort dans ce sens que le Maroc a déployé un effort considérable en termes de vigilance, de réponses socio-économiques et de mesures sanitaires instaurées. «L’équilibre adopté en termes de politique de dépistage et de «tracking», d’investissement dans l’équipement et les soins de santé et sur le plan du soutien économique a permis de placer la réponse du Maroc parmi les premiers pays sur le continent africain et par rapport à la région MENA», peut-on lire de la note du HCP.

Les scores définis à ce niveau ont été évalués sur la période allant du 1er avril au 21 décembre et ce sur une base de 100. Ainsi, le Maroc obtient une note de 67,5 en ce qui concerne l’indice de confinement et de santé avec un écart de croissance entre 2019 et 2020 estimé à -9,50%.

Le Royaume se positionne ainsi au 4ème rang, succédant à l’Inde, le Royaume-Uni et la France. S’agissant de l’indice de soutien économique, le Royaume décroche un score de 67,8 et une moyenne de 73,6 en ce qui concerne l’indice de rigueur. Le Haut-Commissariat au Plan a par ailleurs donné un aperçu sur l’estimation de la croissance après l’effet pandémie au niveau national. Il a dans ce sens illustré son approche au moyen de deux scénarios permettant d’estimer l’impact de trois hypothèses d’évolution de la pandémie durant 2021 sur la prévision de croissance du pays. La première hypothèse porte sur un scénario optimiste, à savoir une évaluation freinée de la pandémie par rapport au nombre de cas enregistrés en 2020.

«Dans le cas d’un scénario optimiste où grâce à l’impact de la vaccination notamment, le nombre de contaminations additionnelles pour 2021 serait contenu à 20% de ce qui a été constaté en 2020, soit environ 80.000 et où aucun jour de confinement généralisé n’est prévu, l’impact sur la croissance serait relativement faible (-0,4 point), ce qui maintiendrait la croissance pour 2021 aux alentours de 4,2 %». En revanche, si l’évolution de la pandémie au Maroc était similaire à celle de 2020, l’impact serait de -5,1% et aboutirait à une croissance négative estimée à -0,5%. Cette hypothèse suppose une durée de 45 jours de confinement sur l’année. Le scénario intermédiaire aboutirait par ailleurs à des taux de croissance de 0,4%. En s’appuyant sur l’exemple dressé par le HCP, le taux de croissance ressortirait à 2,6% et ce tenant compte d’une évolution modérée de la pandémie, à savoir 50% des cas enregistrés en 2020 et une période de confinement de 15 jours seulement.

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