Dans le souci de s’enquérir de la construction de la rocade méditerranéenne devant relier Tanger à Saïdia, le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, a effectué une visite de terrain, mercredi, sur l’état d’avancement des travaux du tronçon entre Tétouan et Ajdir. Ce tronçon qui est long de 223 Km et dont la réalisation a nécessité une enveloppe globale de 4 milliards de dirhams, est formé de deux sections. La première section devant relier Tétouan à Jebha, à l’horizon 2011. La deuxième section reliera Jebha à Ajdir et sera opérationnelle au mois de juin prochain. Le financement de ce projet se fait à hauteur de 25% grâce à des fonds propres du ministère de l’Equipement et du Transport. Un prêt de l’Agence japonaise de coopération internationale et un don de l’Union européenne couvrent les 75% restants. «La visite que j’effectue est une occasion pour moi d’examiner l’état d’avancement des travaux et me réunir avec les représentants des entreprises chargées de réaliser ce projet. Cela me permettra de m’assurer que celles-ci respectent leurs engagements inscrits dans le cahier des charges», a fait savoir M. Ghellab. La taille du projet de la rocade méditerranéenne et sa complexité dans un environnement naturel difficile, font de lui un projet pas comme les autres.Cela a nécessité plusieurs études faisant appel à plusieurs disciplines.
L’objectif premier étant d’assurer à la rocade les caractéristiques d’une route d’un niveau de service élevé tout au long de son tracé. Les travaux sont réalisés en montagne dans un milieu caractérisé par les contraintes défavorables (terrain accidenté, glissement de terrain, nécessité de travailler parfois sans rompre la circulation…). Toutes ces contraintes font que la gestion du projet est menée avec beaucoup de rigueur, pour pallier les risques d’accident de travail et les risques de chute des matériaux sur la route pendant les travaux. Ainsi, il y a eu recours à des procédures et systèmes de contrôle, notamment le plan d’hygiène et de sécurité (PHS), le plan de protection de l’environnement du site (PPES) et le plan assurance qualité (PAQ). De nouvelles techniques ont été utilisées dans la réalisation des sections de la rocade méditerranéenne. On peut citer essentiellement deux techniques : la terre armée et les parois clouées. Ces deux techniques sont utilisées pour la première fois au Maroc. Le recours à ces techniques est édicté par le souci de stabiliser le terrain et de réduire les volumes des déblais en talus. «Les techniques de construction adoptées dans la réalisation des autoroutes ont été retenues pour la réalisation de la rocade. De même le coût de construction de la chaussée est très proche de celui d’une autoroute», a précisé le ministre de l’Equipement et du Transport. Le projet de réalisation de la grande rocade longeant la Méditerranée de Tanger à Saidia sur environ 510 Km devrait permettre un désenclavement notable et une mise en valeur des potentialités de tout le littoral rifain. Cet ambitieux ouvrage constitue incontestablement l’une des grandes réalisations dans la Zone nord.










