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L’éducation occupe une place centrale parmi les priorités gouvernementales : Le baccalauréat a connu des changements

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Les élèves du bac 2026 sont les premiers bénéficiaires d’un effort budgétaire, pédagogique et organisationnel sans précédent.

Impact : Le gouvernement a fait de l’éducation l’un des principaux piliers de son projet d’État social à travers la feuille de route 2022-2026. Cette année, il y a eu du nouveau, à savoir une transformation plus profonde. Celle d’un système éducatif engagé depuis plusieurs années dans une vaste réforme. Est-ce qu’il y a eu des résultats suite à ces réformes entreprises par le gouvernement? Oui, en commençant par le net recul du taux d’abandon scolaire dans les collèges concernés.

Le Bac, ou le baccalauréat, est-il toujours ce précieux sésame qui ouvre les portes d’un meilleur avenir aux étudiants ? Au Maroc, en tous cas, c’est encore l’examen qui sanctionne les études secondaires et permet d’accéder aux études supérieures, soit dans les grandes écoles, classes préparatoires ou encore les facultés. Chaque mois de juin, des centaines de milliers de candidats passent les épreuves du baccalauréat, ultime étape d’un parcours scolaire qui conditionne souvent l’accès à l’enseignement supérieur et à la mobilité sociale. Cette année, il y a eu du nouveau, à savoir une transformation plus profonde. Celle d’un système éducatif engagé depuis plusieurs années dans une vaste réforme. Au cours de l’année scolaire en cours, le ministère de tutelle a également poursuivi la mise en œuvre de plusieurs dispositifs pédagogiques de soutien aux apprentissages, notamment le programme national d’appui pédagogique ainsi que les plans d’accompagnement et de préparation aux examens, afin de permettre aux élèves de passer cette échéance dans les meilleures conditions. D’autant plus que les élèves du bac 2026 sont les premiers bénéficiaires d’un effort budgétaire, pédagogique et organisationnel sans précédent.

Le gouvernement a fait de l’éducation l’un des principaux piliers de son projet d’État social à travers la feuille de route 2022-2026. Une ambition que le chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, résume ainsi : «L’éducation occupe une place centrale parmi les priorités gouvernementales, en tant qu’investissement stratégique pour l’avenir des générations montantes et pour le développement du pays». D’ailleurs cette année, près de 7 millions d’élèves sont scolarisés dans l’enseignement public. 730.000 ont rejoint pour la première fois les bancs de l’école publique, soit une hausse de 7,4% par rapport à l’année précédente.
Le gouvernement explique ce signal comme un regain de confiance des familles envers l’école publique. Et donc, pour faire face à ce nombre, l’Etat a mobilisé plus de 299.000 enseignants répartis dans un réseau de 12.441 établissements, comprenant 8.491 écoles primaires, 2.337 collèges et 1.674 lycées qualifiants. Il faut rappeler qu’entre 2021 et 2026, le budget du secteur est passé de 58 milliards à 99 MMDH, soit une progression de plus de 68%. Rarement l’éducation aura bénéficié d’un tel soutien financier.
Cette hausse traduit une conviction forte au sommet de l’État : la compétitivité du Maroc se construira d’abord dans les salles de classe. Lors de la session des questions orales sur la politique générale au sein de la première Chambre du Parlement, tenue le 8 juin à Rabat, Aziz Akhannouch a affirmé que la réforme de l’école publique ne pouvait plus attendre. Et que le Maroc avait besoin d’un véritable saut qualitatif permettant d’accompagner les ambitions du pays et de construire une école garante de qualité, d’équité et de promotion sociale. Ce qui s’est traduit par l’ouverture de 758 nouveaux établissements entre 2022 et 2025, dont 169 pour la seule année scolaire en cours. En parallèle, 5.000 établissements ont bénéficié d’opérations de réhabilitation et de modernisation.

Une évolution qui s’inscrit dans une tendance plus large

Bien entendu, le baccalauréat représente l’aboutissement du parcours scolaire, mais il faudrait d’abord atteindre cette étape. Tout le monde sait que le décrochage scolaire a constitué l’un des principaux points faibles du système éducatif marocain. C’est précisément pour répondre à ce défi qu’a été lancé le programme des Collèges pionniers. Aujourd’hui, 786 collèges sont engagés dans cette démarche, soit près de 30% des collèges publics du Royaume. Ces établissements accueillent environ 700.000 élèves.
Plus de 41.000 enseignants, 700 inspecteurs pédagogiques et 780 conseillers d’orientation ont été formés dans le cadre du dispositif. L’objectif est d’atteindre 1.363 collèges et plus de 1,1 million d’élèves dès l’année scolaire 2026-2027.

Est-ce qu’il y a eu des résultats suite à ces réformes entreprises par le gouvernement? Oui, en commençant par le taux d’abandon scolaire dans les collèges concernés qui est passé de 8,4% en 2023-2024 à 4,45% en 2024-2025, et dans 230 collèges pilotes, le décrochage a même reculé de plus de 50%. Une évolution qui s’inscrit dans une tendance plus large.
Le taux d’accès à l’enseignement collégial est passé de 50% en 2000 à 90% en 2024, signe d’une démocratisation progressive de l’accès à l’éducation. En même temps, quelque 35.000 jeunes ont été réintégrés dans des parcours de formation grâce aux Écoles de la deuxième chance – Nouvelle Génération.
Le gouvernement a renforcé les dispositifs de soutien social afin de limiter l’impact des difficultés économiques sur la scolarité. Quant aux aides directes, elles bénéficient désormais à près de 3,4 millions d’élèves, contre 2,7 millions l’année précédente. Parmi eux, 1,9 million vivent en milieu rural. On est bien devant une logique d’équité qui commence dès le préscolaire. Il suffit de savoir que le taux de couverture dépasse désormais 80%, bénéficiant à plus de 985.000 enfants. Plus de 11.000 nouvelles classes de préscolaire public ont été créées pour accompagner cette généralisation. Là, on est face à des chiffres qui dessinent une école marocaine en mutation. Et on poursuit les efforts vers une autre évaluation, celle de la capacité de la réforme à produire, dans la durée, une école plus performante, plus inclusive et plus attractive.
Le Chef du gouvernement considère que l’objectif dépasse largement les seuls indicateurs statistiques. «La démocratie dans l’éducation ne se limite pas à l’accès à l’école ; elle implique également la garantie de la qualité, de l’équité et de l’égalité des chances pour chaque élève, quel que soit son milieu social ou son lieu de résidence», explique-t-il.

Les ressources humaines nettement revalorisées

Reconnaissance  : Pendant environ cinq ans (2021 – 2026), la réforme du système éducatif s’est traduite par une forte revalorisation des ressources humaines. La masse salariale est passée de 48 à 78 milliards de dirhams. Ces mesures traduisent une reconnaissance structurelle du métier d’enseignant et s’inscrivent dans un dialogue social renforcé depuis 2022. Quelque 109.000 postes budgétaires ont été créés, dont près de 99.450 pour les enseignants. Le dossier des enseignants contractuels (115.000 personnes) a été clôturé pour 2,4 MMDH.

Un nouveau statut de la fonction publique éducative a été adopté, accompagné d’une hausse générale de 1.500 DH, représentant 5 MMDH. Plus de 22.000 enseignants ont bénéficié d’une promotion exceptionnelle, dont 14.700 dans le primaire. Le gouvernement a aussi versé des indemnités complémentaires à 1.100 fonctionnaires (plus d’un milliard de dirhams) et organisé des promotions pour 12.000 bénéficiaires (2 milliards de dirhams).