Le niveau des réserves reste confortable malgré la canicule
Situation : Le taux de remplissage global des barrages a atteint 69,8% à la date du 3 août 2026 contre 35,3% à la même date de l’année dernière. Les réserves en eau s’élèvent actuellement à 11,8 milliards de mètres cubes contre 5,9 milliards de m3 l’année précédente, soit une hausse de 101%. Les détails.
Les réserves des barrages au Maroc enregistrent une baisse progressive en raison de la canicule. Cela dit, en analysant la situation en comparaison avec la même période de l’année précédente, les réserves affichent un niveau élevé. Selon les dernières données de la plateforme du ministère de l’équipement et de l’eau, Maadialna, le taux de remplissage global des barrages au niveau national a atteint 69,8% à la date du 3 août 2026 contre 35,3% à la même date de l’année dernière. Les réserves en eau s’élèvent actuellement à 11,8 milliards de mètres cubes contre 5,9 milliards de m3 l’année précédente, soit une hausse de 101%. S’agissant du taux de remplissage par bassin, pour les barrages du bassin Loukkos, le taux de remplissage global est de 83,2% représentant 1627,8 millions de m³. Ainsi, le barrage Dar Khroufa est rempli à hauteur de 94%, Charif El Idrissi affiche 92%, Smir 89%, Tanger Med 92%, Chefchaouen 88%, Kharroub (91%), Nakhla (76%), Oued El Makhazine 77%. Les barrages 9 Avril 1947 et Ibn Battouta sont remplis respectivement à hauteur de 72% et 59%.
S’agissant des barrages du bassin Oum Er Rbia, le taux global de remplissage atteint 61,6% avec un volume estimé à 3.082,7 millions de mètres cubes. Pour sa part, le barrage Al Massira affiche un taux de remplissage de 40%.
A noter que le barrage Hassan 1er affiche un taux de remplissage de 92%, Sidi Idriss 100%, Bin El Ouidane 86%, Ahmed El Hanssali 81%, Moulay Youssef 75%.Pour ce qui est des autres barrages, Douarat affiche un taux de remplissage de 81%, Sidi Said Maachou 86%, Timinoutine 85%, Ait Messaoud 74%. Concernant les barrages du bassin Souss-Massa, le taux global est actuellement de 50,2% avec 363,1 millions de mètres cubes. Ainsi, le barrage Moulay Abdallah affiche un taux de 89%, le barrage Oulouze 70%, Dkhila 46%, Sidi Abdallah 68%, Youssef Ben Tachfine 48%, Abdelmoumene 34% et Mohamed Mokhtar Souissi 10%. S’agissant des barrages du bassin Moulouya, le taux de remplissage est de 57,3% avec des réserves de 401,9 millions m3.
Ainsi, le barrage Mohammed V a enregistré un taux de remplissage de 20%, le barrage sur Oued Za 100%, le barrage Hassan II est rempli à hauteur de 58% et Tamalout 77%. Par ailleurs, les barrages du bassin Sebou affichent un taux global de remplissage de 82,9% avec des réserves estimées à 4.456 millions de mètres cubes. Ainsi, le barrage Bouhouda est rempli à hauteur de 87%, Sahla 94%, Bab Louta 93%.
A noter que le barrage Idriss 1er affiche 79%, El Kensera 76%, Allal Al Fassi 90%, Al Wahda 86%, Garde Sebou 95%, Sidi Echahed 64%. Les bassins du Bouregreg ont affiché un taux de remplissage de 82,2% avec des réserves totalisant 1.211,3 millions de mètres cubes. Dans les détails, le barrage Tiddas affiche 90%, Tamesna 82%, Sidi Med Ben Abdellah 78%, El Maleh 71% et El Hmer 6%.
Pour rappel, le Maroc mise massivement sur le dessalement de l’eau de mer face au stress hydrique. La capacité annuelle de dessalement atteint actuellement 420 millions de m³. L’objectif est d’élever ce volume à 1,7 milliard de m³ dans les prochaines années. Parmi les projets en préparation figure une station de dessalement à Tiznit, dont les travaux devraient débuter vers la fin de l’année prochaine. Sa capacité pourrait atteindre 350 millions de m³ par an. En parallèle, le gouvernement mise sur le développement des interconnexions hydrauliques.
Les travaux de liaison entre les bassins du Bouregreg et de Oum Er-Rbia débuteront en décembre prochain, dans la perspective d’étendre ce projet pour inclure la connexion de Oued Laou au bassin du Sebou. Ces projets permettront de transférer entre 1 et 1,2 milliard de m3 par an vers les provinces souffrant d’un déficit. Ce chantier sera crucial non seulement pour garantir l’approvisionnement des populations en eau potable, mais aussi pour assurer l’irrigation des régions de Doukkala et de Chaouia, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité alimentaire du Royaume.










