Société

Les informatistes montent au créneau

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Depuis quelque temps, trois catégories socioprofessionnelles, en l’occurrence les techniciens, administrateurs et informatistes, lauréats de l’Ecole des sciences d’information, chargés de tout ce qui est documentation et archivage, se sont mis au-devant de la scène syndicale. Une mise au point concernant la régularisation de la situation de ces derniers a été rendue publique en commun accord par l’Association nationale des informatistes, le Comité national de coordination des informatistes apparenté à la Fédération démocratique du travail (FDT), le Comité national des Informatistes affilié à l’Union marocaine du travail (UMT), le Conseil national des informatistes appartenant à la Confédération démocratique du travail ( CDT) et le Syndicat national des Informatistes relevant de l’Union générale des travailleurs du Maroc ( UGTM). Dans cette déclaration, les cinq signataires ont rappelé qu’ « à l’instar des autres corps interministériels, la situation financière de l’informatiste est au centre des débats des partenaires sociaux, et que leur détermination ainsi que celle des administrateurs et corps assimilés à défendre leurs revendications a été couronnée par un commun accord-cadre du 30 avril 2003 ». La déclaration fait également part de l’engagement du gouvernement «à régulariser la situation de cette catégorie de fonctionnaires exclus des augmentations indemnitaires octroyées aux médecins, pharmaciens, agents d’autorités, , enseignants-chercheurs, magistrats, ingénieurs et architectes ». Chose qui ne semble pas encore trouver d’écho auprès des autorités compétentes qui trouvent un peu exagérée cette ressemblance ; d’où la mesure de la Primature datée du 5 septembre dernier, qualifiée, par les signataire des la mise au point, d’«inopinées», prises « unilatéralement par le gouvernement en alignant cette catégorie sur les enseignants secondaires; lesquels sont considérés comme étant les plus avantagés par les politiques gouvernementales, en ce qui concerne le secteur public. Sur ce, la déclaration considère que la distinction précitée va à « l’encontre du principe fondateur du système salarial de la Fonction publique qui traite d’une manière égalitaire les fonctionnaires d’un même niveau de formation». Car, justifie-t-on, en termes d’années académiques, et en cumulant les années de recherche, l’informatiste spécialisé passe entre 7 et 9 ans , contre 5 années pour un ingénieur d’Etat. A cela s’ajoute l’importance de ce nouveau métier dans la réforme et la modernisation de l’Administration marocaine. Et de conclure à cet effet que les arguments avancés par le gouvernement concernant les contraintes financières ne tiennent pas car, 1417 informatistes ne pourraient en aucun cas déstabiliser les finances publiques.

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