Les polycliniques de la CNSS manquent de médecins et d’infirmiers

Les polycliniques de la CNSS manquent de médecins et d’infirmiers

Le personnel statutaire est passé de 1.145 en 2018 à 1.061 en 2019

Les polycliniques de la CNSS font face à un manque de médecins et d’infirmiers. La situation n’est certes pas nouvelle, mais elle ne fait que s’aggraver. L’exercice 2019 a été marqué par une nouvelle baisse des effectifs plein temps des polycliniques. Cet effectif est passé de 1.145 en 2018 à 1.061 en 2019. Dans son bilan d’activité provisoire au titre de l’année 2019, la CNSS  signale que 172 départs ont été enregistrés en 2019 contre 80 recrutements (administratifs, médecins et infirmiers) alors que la loi-cadre prévoyait 122 recrutements. Les postes non pourvus sont principalement ceux des médecins spécialistes qui n’ont pas répondu à l’avis de recrutement de la CNSS.

En analysant les différentes polycliniques, on constate que 12 recrutements ont été enregistrés au niveau de la polyclinique de Derb Ghallef en 2019 alors que 29 départs à la retraite ont été notifiés, ce qui porte à 104 l’effectif global au sein de cette polyclinique. A noter qu’en 2018, l’effectif était de 119. Au niveau de la polyclinique de Hay Hassani, 10 recrutements ont été effectués en 2019 alors que les départs à la retraite se sont chiffrés à 15. Ainsi, le personnel statutaire au sein de cette polyclinique est passé de 91 en 2018 à 87 en 2019.   A Agadir, l’effectif du personnel est passé de 84 en 2018 à 80 en 2019 avec 8 départs à la retraite et seulement 4 recrutements.

Normes de qualité

Sur les 13 polycliniques, trois restent en dessous de l’objectif fixé (80%) en matière de taux de conformité aux normes qualité.  Il s’agit de Tanger avec un taux moyen de conformité aux normes qualité de 79%, Agadir avec 77% et Derb Ghallef avec 68%. La CNSS fait remarquer que le taux moyen de conformité aux normes de qualité s’est nettement amélioré au niveau des polycliniques en 2019. La Caisse estime que ce résultat a pu être obtenu grâce aux efforts déployés en matière d’accueil avec la signalisation et le renouvellement du parc des standards téléphoniques, au niveau de l’hébergement avec la mise à niveau du mobilier et matériel d’hébergement. Selon la CNSS, des efforts importants ont aussi été entrepris au niveau de la restauration avec le réaménagement des cuisines et un suivi régulier de la prestation.

Les objectifs pour  2020

Devant le retard de la mise en œuvre de l’étude stratégique en matière de ressources humaines, d’investissement et d’organisation, la CNSS a estimé que pour sortir les polycliniques de leur situation actuelle, une réflexion doit être menée pour mettre en place une nouvelle stratégie

qui sera adaptée pour les prochains exercices. Ainsi, la nouvelle stratégie découlera de l’étude stratégique validée par la CNSS. Quant aux principaux objectifs de l’année 2020, ceux-ci ont trait à la croissance de l’activité, l’assainissement et le recouvrement de la créance, la poursuite de la mise à niveau des polycliniques, la refont de l’organisation du pôle Unités médicales et des polycliniques. Parmi les autres objectifs figurent la poursuite de la dématérialisation et de la normalisation des échanges, la poursuite de la promotion de la qualité ainsi que la mise en place d’un plan de communication et du système d’information.

S’agissant de la croissance de l’activité, les efforts entrepris et déployés devront se traduire par une forte évolution de l’activité. En se basant sur ses potentialités actuelles et futures ainsi que sur les réalisations des trois derniers exercices, l’objectif est de réaliser une évolution moyenne du chiffre d’affaires de 7%.  Concernant la mise à niveau des polycliniques, un budget d’investissement prévisionnel a été prévu. Ce budget sera ainsi réservé aux investissements médicaux, non médicaux et au respect de la réglementation  (mise à niveau des salles de traitement d’eau, stérilisation, climatisation des blocs…). A noter que les investissements médicaux portent sur le renouvellement progressif de de l’ensemble des équipements nécessaires dont la durée d’amortissement est écoulée ainsi que des investissements ciblés et progressifs sur les équipements permettant de renforcer le positionnement des pôles de référence.

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