WikiLeaks et reprise vendredi par la presse. Quelque 5,2 kilos d’uranium hautement enrichi avaient été conditionnés dans sept conteneurs destinés au transport et non au stockage et abandonnés en novembre 2009 dans une installation nucléaire d’un seul garde armé, selon le quotidien anglais le Guardian. Le New York Times, qui publie également les notes américaines, indique que l’ambassade des Etats-Unis à Tripoli avait alors averti : «Si l’uranium enrichi n’est pas retiré des conteneurs dans un délai de trois mois, l’augmentation de la température pourrait fissurer les conteneurs et entraîner des fuites de matériaux nucléaires radioactifs dans l’atmosphère». Diplomates américains et russes avaient alors pressé les responsables libyens d’autoriser un avion russe à venir récupérer les conteneurs. Après un premier refus de Mouammar Kadhafi, les conteneurs furent finalement évacués par un avion spécial russe du site nucléaire libyen de Tajoura le 21 décembre 2009. Cet incident s’était produit après que le dirigeant libyen fut subitement revenu sur sa décision de se débarrasser de tout matériel nucléaire à destination militaire. Ce revirement était apparemment dû à un refus de l’ONU de l’autoriser à planter une tente devant le siège de l’organisation à New York. Lors de ses déplacements officiels à l’étranger, M. Kadhafi a coutume de s’installer sous une tente.









