Société

L’indifférence des hommes devant la mort

Aziz Bakkali a trouvé la mort après s’être balancé de la fenêtre d’un hôtel à Nador. S’agit-il d’un fait-divers simple et ordinaire comme ceux qui se reproduisent souvent ? Le frère du défunt, Mohamed Bakkali, un ressortissant marocain à l’étranger répond affirmativement. Mais ce qui n’est pas ordinaire, selon lui, est la réaction des autorités publiques de la ville qui n’ont pas avisé sa famille qui demeure à Meknès que plus d’un mois plus tard. Qui est d’abord Aziz ? C’est un professeur de traduction à l’enseignement secondaire exerçant au lycée Hassane Ben Tabet, situé à Zayou, province de Nador. Selon son frère, Aziz semble avoir échoué dans sa vie privée et sociale. Se mariant et se divorçant à trois reprises, Aziz a laissé avec chacune de ses ex-femmes une fille. Il consommait des calmants depuis belle lurette. Peu importe pour son frère qui se préoccupe surtout de la communication qui fait défaut de la part des autorités publiques. Car il devait le sauver en le transportant à une clinique et ne le laisse pas dans un l’hôpital public où les soins restent insuffisants. Mohamed Bakkali explique dans une lettre envoyée à ALM que son frère séjournait depuis belle lurette dans un hôtel situé au numéro 5, rue Ibn Rochd, que sson identité est enregistrée à la réception de l’hôtel, que ses coordonnées sont enregistrées chez les établissements de crédits de consommation chez lesquels il avait prêté de différentes sommes, que son adresse est au lycée et à la délégation du ministère de l’Education nationale…etc. Comment les responsables ne l’ont pas trouvé pour aviser sa famille ? Ou s’agit-il seulement de négligence ? La réponse selon toujours son frère se concrétise dans les faits. À ce propos, il a expliqué que vers 16h 30 mn du 24 octobre, son frère est tombé de la fenêtre de l’hôtel. Suicide ou chute accidentelle ? Peu importe pour le frère qui ajoute que Aziz a été évacué par les éléments de la protection civile vers les urgences de l’hôpital Hassani et fut admis en réanimation pour subir les soins nécessaires. La famille de Aziz n’a été avisée ni de la part des responsables du lycée, ni de ceux de l’hôtel, ni de la police. Est-il un SDF ? s’interroge le frère. Un mois plus tard, et plus précisément en date du 23 novembre vers 8h du matin, Aziz a succombé suite à ses blessures. Et comme par hasard, ils ont mis la main sur son adresse pour aviser sa famille dix jours plus tard, en date du 3 décembre.

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