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L’Institut Pasteur du Maroc opère sa mue

L’Institut Pasteur du Maroc opère sa mue

Fabrication locale de vaccins, produits bio-thérapeutiques, réforme du centre de sérums…

Le secteur de la santé au Maroc connaît actuellement de profondes transformations. Plusieurs projets d’envergure ont été lancés et d’autres sont en cours de réalisation. Dans ce schéma, la fabrication de médicaments fait partie des éléments incontournables de cette dynamique. A cet égard, l’Institut Pasteur du Maroc (IPM) vient de lancer un appel d’offres pour le recrutement d’un cabinet de conseil financier, technique et d’assistance afin de réaliser le projet de fabrication locale de vaccins et produits bio thérapeutiques au Maroc, dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).

L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet est de 9,60 millions de dirhams. Il s’agit, entre autres, de mettre à jour les besoins de l’institut en finalisant la stratégie industrielle et commerciale. Celle-ci inclut la mise en place de la typologie des produits cibles en fonction des ventes et marchés potentiels et des tendances pharmaceutiques actuelles, les quantités à produire et volumes de fabrication (vaccins vivants, inactivés et sérums thérapeutiques, etc.) ainsi que l’élaboration d’une stratégie de production. Il est également question de mettre à jour les besoins de fabrication et la réalisation des plans d’ensemble des unités nécessaires. L’Institut Pasteur travaille également sur le cadre de réforme du centre de sérums et vaccins.

Pour l’accompagner dans cette démarche, un appel d’offres a été lancé pour réaliser une mission d’expertise et de conseil juridique. Ce projet est estimé à 2 millions de dirhams. L’objectif étant de soutenir la direction du Centre de sérums et vaccins dans la conduite du chantier de diagnostic, de mettre à niveau et mettre en oeuvre la transformation du centre en une société anonyme ainsi que l’opérationnalisation des dispositions juridiques, financières, comptables et prudentielles qui en découlent. Dans ce sens, il sera procédé, entre autres, à l’étude du cadre institutionnel régissant actuellement le Centre des sérums et vaccins. De même, des propositions des scenarii de transformation dudit centre et une feuille de route incluant le calendrier d’exécution de ce projet devront être élaborées.

Chargé de poursuivre des recherches sur les maladies infectieuses et parasitaires de l’homme, des animaux et des plantes, l’Institut Pasteur peut être sollicité par le ministère de la santé pour des missions permanentes ou occasionnelles, d’enquêtes, d’expertises ou d’analyses se rapportant à ses disciplines. L’Institut contribue aussi à l’enseignement de la microbiologie et de la parasitologie, et à l’encadrement des stagiaires et des travailleurs marocains ou étrangers. Il est également chargé de préparer ou d’importer des sérums, vaccins, ferments et produits biologiques du pays en ce qui concerne la médecine humaine. Sur le plan organisationnel, cet Institut dispose de deux sites, à savoir le site de Tanger créé en 1911 et celui de Casablanca mis en place en 1929 avec son annexe à Tit Mellil.

Il compte quatre pôles d’activité, à savoir le pôle de recherche & développement et enseignement dans les principaux domaines dont Toxines et venins, Tuberculose, Leishmaniose et autres maladies vectorielles, Résistance antimicrobienne, Virologie et Génétique humaine et le pôle pharmaceutique qui couvre le volet de l’importation et distribution des vaccins, sérums et produits biologiques à usage humain, la production des milieux de culture et le contrôle qualité. A cela s’ajoutent le pôle analytique chargé des analyses de biologie médicale, des analyses pour le contrôle des aliments, de l’eau, de l’environnement et d’autres produits et le pôle médical/centre de vaccination.

Ce dernier inclut le centre antirabique pour le traitement vaccinal de la rage, la consultation et vaccination des voyageurs et le volet de la vaccination de rappel. A noter que l’IPM fait partie des 33 membres du réseau international des Instituts Pasteur et est lié à ce réseau par un accord de collaboration qui a été mis à jour le 19 mars 2015. L’Institut est aussi membre de l’Association internationale des instituts nationaux de santé publique (IANPHI) depuis 2006.

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