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Lutte contre la corruption, un changement de paradigme s’impose

L’instance nationale de la probité a présenté son rapport annuel au titre de l’année 2022

Corruption : L’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) vient de présenter à Rabat son rapport annuel et les rapports thématiques l’accompagnant, élaborés au titre de l’année 2022, ainsi que les conclusions de «l’étude nationale de terrain sur la corruption au Maroc».

Une première. Le rapport publié par l’INPPLC est le premier du genre publié par l’Instance après l’entrée en vigueur de la loi n° 46.19 portant sur l’INPPLC, suite à la nomination des membres de son conseil et l’achèvement de ses structures le 24 octobre 2022.

Les rapports thématiques accompagnant le rapport annuel portent sur «Conflits d’intérêts: pour un système efficace d’encadrement, de traitement et de régulation», «Transformation digitale, pilier fondamental pour la prévention et la lutte contre la corruption» et «Journalisme d’investigation: pour un rôle clé dans la lutte contre la corruption». Ces sujets ont été traités parce qu’ils sont étroitement liés aux domaines d’intervention de l’Instance et traduisent l’approche holistique qu’elle adopte pour infléchir durablement la courbe de la corruption. Présentant les grandes lignes de ces rapports et les conclusions de l’étude de terrain, le président de l’INPPLC, Mohammed Bachir Rachdi, a indiqué que «le rapport annuel de l’Instance au titre de l’année 2022 vient souligner que la prévention et la lutte contre la corruption représentent une priorité nationale pour un développement soutenu et intégré». Pour atteindre ces objectifs, «un changement d’approche s’impose dans le sens d’une plus grande complémentarité institutionnelle, une meilleure convergence et une articulation plus forte des rôles et des responsabilités des différentes parties concernées», a-t-il préconisé.

L’Instance a entamé son action par un diagnostic et une évaluation précise et objective des politiques suivies, avant de passer à l’étude et l’analyse approfondies des chantiers prioritaires et terminer par l’élaboration de directives et de recommandations, dans le cadre d’une vision globale, harmonieuse et ambitieuse, a expliqué le président de l’INPPLC. Les recommandations de l’Instance sont fondées sur six piliers. Le premier concerne l’éducation, la formation et le renforcement des valeurs de la probité et de la gouvernance responsable alors que le deuxième est relatif à la mise en place d’une approche axée sur la transparence et la qualité des services publics. Le troisième pilier se rapporte à la promotion du partenariat public-privé pour améliorer l’environnement des affaires tandis que le quatrième concerne l’adoption de lois permettant d’assécher les foyers de corruption.

Les deux derniers piliers sont respectivement la mobilisation de la société contre la corruption et la création d’un environnement garant de la dissuasion et de la lutte contre l’impunité. L’Instance a attiré l’attention que les objectifs stratégiques de ces orientations et des politiques qui en découlent est le résultat de la réalisation de l’ensemble des politiques publiques et des mesures y afférentes prises par les différentes parties prenantes. Leur réussite reste tributaire d’un encadrement bien structuré et cohérent, où l’Instance assume ses responsabilités constitutionnelles et légales.

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