Les données concernant ces violences sont édifiantes. 6 millions de Marocaines âgées entre 18 et 64 ans (soit 62,8%) ont subi un acte de violence. L’Union européenne (UE) soutient le Royaume dans la lutte contre ce phénomène.
Cet appui de l’UE est perceptible à travers de nombreuses mesures attendues visant la promotion des droits des femmes. Parmi celles-ci, il y a lieu de citer la révision intégrale du Code pénal, en adéquation avec la Constitution de 2011 ou encore l’adoption d’une loi spécifique de lutte contre la violence à l’égard des femmes. Rappelons à ce sujet que le Maroc dispose depuis 2002 d’une stratégie de lutte contre ce fléau.
La lutte contre la violence à l’égard des femmes fait partie intégrante du Plan gouvernemental pour l’égalité (PGE) adopté en 2013 par le gouvernement et dont les actions prioritaires sont appuyées par l’UE avec une enveloppe de 500 millions de dirhams. Outre cet appui au gouvernement qui touche aux volets juridique, de la sensibilisation et à la mise en place de services spécifiques de prise en charge des filles et des femmes victimes de violence, l’UE tient à rappeler qu’elle a toujours intégré cette problématique comme priorité dans sa coopération avec le Maroc.
Celle-ci a d’ailleurs accompagné de nombreuses ONG. Ces associations sont actuellement invitées à présenter leurs propositions de projets pour l’appel à propositions financé par l’UE à hauteur de 22 millions de dirhams et lancé par l’Agence de développement social.
A l’occasion de cette journée, l’ONU a lancé mardi une campagne pour dénoncer toute forme de violence basée sur le genre.
Cette opération se prolongera jusqu’au 10 décembre, journée des droits de l’Homme. Au niveau mondial, on estime que plus d’une femme sur trois est, au cours de sa vie, victime de violence, que ce soit dans l’intimité de son foyer, à l’école, au travail ou dans d’autres contextes civils, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé.









