Mariage, divorce, fécondité… : Le HCP livre ses chiffres sur la femme marocaine

Mariage, divorce, fécondité… : Le HCP livre ses chiffres sur la femme marocaine

Le Haut-commissariat au Plan (HCP) a publié vendredi une nouvelle version de son rapport annuel sur la condition féminine au Maroc intitulé «La femme marocaine en chiffres : 20 ans de progrès».

Ce recueil de données statistiques donne un aperçu sur l’évolution de la situation de la femme marocaine dans plusieurs domaines, sous forme de données, de graphiques et d’infographies. Les femmes représentent plus de la moitié de la population marocaine (50,3%). Selon le statut matrimonial, parmi les femmes de 15 ans ou plus, 28,1% sont célibataires, 57,8% sont mariées, 10,8% sont veuves et 3,3% sont divorcées, précise le HCP. L’âge moyen au premier mariage est de 25,5 ans pour les femmes contre 31,9 pour les hommes, ce qui représente un écart de 6,4 ans. Sans grande surprise, les femmes rurales se marient plus tôt que les citadines. Selon le HCP, elles se marient en moyenne à 23,9 ans contre 26,6 ans pour les citadines, soit un écart de 2,7 ans. La proportion des femmes de 20 à 24 ans mariées avant l’âge de 18 ans a reculé en passant de 15,9% en 2004 à 13,7% en 2018.

Par ailleurs, les statistiques du HCP font état d’une baisse des actes de mariage dont le nombre est passé de 313.356 en 2010 à 194.480 en 2020. Dans le détail, il y a lieu de noter que les actes de mariage entre conjoints majeurs se sont établis à 127.554 en 2020, 49.700 femmes majeures ont contracté leur mariage ellemême. Le mariage des mineurs s’est chiffré à 12.600 en 2020. Pour ce qui est des mariages polygames, leur nombre s’est élevé à 658. S’agissant des actes de divorce, ceux-ci ont baissé de 2010 à 2020 en passant de 22.452 à 20.372. Selon le type, les actes de divorce moyennant compensation se sont chiffrés à 1.519 en 2020, avant consommation du mariage (1.606), par consentement mutuel (16.280) , à l’initiative de l’épouse exerçant un droit d’option (55).

L’indice synthétique de fécondité en recul

Les femmes vivent plus longtemps que les hommes. L’espérance de vie à la naissance est de 78,3 ans pour le sexe féminin contre 74,9 ans pour le sexe masculin, ce qui représente un écart de 3,4 ans. Les femmes rurales vivent en moyenne 5,5 ans de moins que les citadines (71,4 ans contre 76,9). L’indice synthétique de fécondité a reculé en passant de 2,2 enfants par femme en 2010 à 2,1 en 2020. Les citadines font moins d’enfants que les femmes dans le rural (1,9 contre 2,4). Le taux de fécondité des adolescentes (effectif annuel des naissances chez les adolescentes âgées de 15 et 19 ans pour 1.000 filles du même groupe) est de 19,4 en 2018 au niveau national (11,5 en milieu urbain et 22,5 en milieu rural). En matière de santé, les écarts persistent entre le milieu urbain et rural.

En 2018, 96,6% des citadines ont accouché en milieu surveillé contre 74,2% pour les femmes dans le rural. 96% des femmes en milieu urbain sont couvertes par les soins prénataux contre 73,7% en milieu rural. A l’accouchement, 79,6% ont bénéficié de l’assistance d’un personnel de santé contre 95,6% pour les citadines. S’agissant du taux de mortalité maternelle (pour 100.000 naissances vivantes), ce taux est de 111,1 au niveau national. En milieu urbain, il est de 72,6 pour contre 44,6 en milieu rural. En 2018, 70,8% des femmes utilisent une méthode contraceptive dont 58% ont recours à une contraception moderne. En milieu urbain et dans le rural, les taux sont pratiquement identiques (71,1% contre 70,3%).

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