Société

Maroc-U.E : Deuxième round des négociations

Le deuxième round des négociations agricoles entre le Maroc et l’Union européenne (UE) s’est ouvert, jeudi à Rabat, au niveau des hauts fonctionnaires, avec pour objectif de parvenir à des protocoles sur les échanges, comme prévu dans le volet agricole de l’accord d’association, en vigueur depuis mars 2000.
Ce nouveau round, prévu dans l’agenda des négociations et décidé après celui tenu le 23 janvier dernier à Bruxelles, doit porter sur l’examen des listes des concessions et préférences respectives en matière d’importations et d’exportations. La présente rencontre devrait être consacrée à « l’analyse, l’explication et la justification des listes présentées par les deux parties », a confié à la presse Helmut Stadler, chef de l’Unité des Affaires internationales concernant l’agriculture au sein de l’UE.
Après cette réunion, qui constitue une préparation technique du prochain round, a-t-il affirmé, la délégation européenne effectuera une visite dans le sud du Maroc pour s’enquérir de l’état des exploitations de la tomate, rencontrer les professionnels du secteur et connaître ses problèmes.
« Si on connaît les problèmes sur place, il sera facile d’y trouver des solutions », a-t-il assuré. M. Stadler devait souligner par la suite que le prochain round donnera l’occasion aux deux parties d’« entrer dans le vif du sujet des négociations », formant l’espoir que le Maroc et l’UE parviennent à un accord avant la prochaine campagne d’exportation des tomates marocaines, en octobre prochain. Le porte-parole du commissaire européen à l’Agriculture et à la pêche, Gregor Kruezhuber avait déclaré à l’issue du premier round des négociations à Bruxelles qu’il existe une différence d’interprétation des termes de l’accord actuel, notamment sur le dossier de la tomate, et les deux parties doivent « clarifier les choses une fois pour toutes ».
Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Hassan Benabderrazik a déclaré que la rencontre de Rabat sera consacrée à l’examen des aménagement et des clarifications que les deux parties se doivent d’apporter dans le cadre de l’accord d’association.
En plus du régime préférentiel dont il bénéficie pour l’exportation de la tomate sur le marché européen, le Maroc demande d’exporter dans le cadre du droit commun, c’est-à-dire dans les mêmes conditions que les pays qui ne sont pas liés par un accord avec l’UE, rappelle-t-on.
Les négociations Maroc -UE sur le volet agricole s’annoncent longues, compte tenu des enjeux et des intérêts respectifs, mais le débat devrait être axé sur le « rééquilibrage des préférences réciproques », avait indiqué une source de la commission européennequi espère parvenir à un accord avant fin 2002.

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