L’armée mauritanienne a tué deux hommes et en a capturé sept au cours d’une attaque, mardi, d’une «bande de trafiquants de drogue» dans le désert de l’est du pays, à la frontière avec le Mali, selon un bilan officiel publié mercredi par l’état-major national. «Après accrochage avec les éléments de cette bande, notre unité (militaire engagée dans l’opération) a tué deux hommes et en a capturé sept autres dont un a été grièvement blessé», affirme l’état-major dans un communiqué, précisant que le raid a eu lieu en Mauritanie, non loin de Lemgheity (centre-est). Aucune indication n’a été donnée sur la nationalité de ces hommes présentés comme des «trafiquants de drogue» et sur l’identité de leur dirigeant. Une source militaire haut placée avait affirmé mardi que le chef était un Malien, recherché par les polices de «plusieurs pays sahélo-sahariens» pour ses «activités de trafic de drogue et de commerce avec l’Aqmi». L’état-major annonce par ailleurs avoir récupéré «quatre véhicules tout-terrain, en plus d’un lot d’armements». «L’armée nationale n’a déploré aucune perte humaine ou matérielle au cours de cette action qui reflète le degré de vigilance, devenu une caractéristique de nos unités, surtout dans les zones susceptibles d’être un théâtre d’activités terroristes et de trafic», affirme l’état-major. Selon des experts, des combattants d’Aqmi, installés aux confins de l’Algérie, du Mali et de la Mauritanie, garantiraient le passage des convois de cocaïne ou d’héroïne destinés à l’Europe en monnayant leur protection.








