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Médecins, capacité litière, maladies, accouchements… A la loupe, le système de santé en chiffres

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Le pourcentage des médecins spécialistes dans le secteur public est de 77% contre 65% dans le secteur privé. 

Offre de soins : Selon le document du ministère de la santé et de la protection sociale intitulé «Santé en chiffres», le Maroc compte 1 médecin (secteur public et privé) pour 1.156 habitants en 2024. Les données du ministère font état de 277.520 interventions chirurgicales dans les hôpitaux publics, soit 117 interventions par médecin. Les détails.

Le ministère de la santé et de la protection sociale a publié son document annuel intitulé «Santé en chiffres». Il présente une synthèse des données et des statistiques sur le système national de santé en 2024, notamment sur l’offre de soins de santé publique et privée et la production des établissements publics de santé aux niveaux national, régional et provincial/préfectoral. S’agissant des indicateurs des ressources sanitaires, le document indique que le Maroc compte 1 médecin (secteur public et privé) pour 1.156 habitants en 2024. Les données du ministère font état de 2.514 habitants par médecin dans le secteur public. Pour ce qui est du secteur privé, il y a 1 médecin pour 2.140 habitants. Le pourcentage des médecins spécialistes dans le secteur public est de 77% contre 65% dans le secteur privé. Les chiffres du ministère font état de 12.016 habitants par établissement de soins de santé primaire. Dans le secteur public, il y a 1.307 habitants par lit hospitalier. S’agissant du réseau hospitalier, les statistiques révèlent 2,45 lits par médecin. Pour ce qui est du personnel infirmier dans le secteur public, il faut compter 1 infirmier pour 918 habitants. Dans le secteur public, le Maroc compte un total de 14.667 médecins dont 3.388 médecins généralistes et 11.259 médecins spécialistes. Les chirurgiens-dentistes dans le public sont au nombre de 560 et les pharmaciens 245. Par ailleurs, le secteur public compte 18.147 infirmiers polyvalents, et 6.527 sages-femmes.

Hausse de l’espérance de vie et baisse de la mortalité

S’agissant des indicateurs socio-démographiques, le document indique que l’espérance de vie à la naissance a augmenté au Maroc en s’établissant à 77,2 ans au niveau national. Celle-ci est de 75,5 ans pour les hommes contre 79 ans pour les femmes.
A noter que les hommes et les femmes ont une espérance de vie plus élevée en milieu urbain (78,8 ans contre 73,9 ans). Ce gain est la résultante de la baisse de la mortalité aux différents groupes d’âge ainsi que de l’amélioration des conditions de vie et de santé. L’indice synthétique de fécondité est de 1,97 au niveau national. En milieu rural, il s’est établi à 2,37 contre 1,77 en milieu urbain. Le taux d’accroissement démographique annuel moyen entre 2014 et 2024 s’est établi à 0,85. Pour sa part, le taux de mortalité infantile est de 18 décès pour 1.000 naissances. Pour ce qui est du taux de mortalité maternelle, il est de 72,6 pour 100.000 naissances vivantes (44,6 pour 100.000 naissances en milieu urbain contre 111,1 en milieu rural).

277 .520 interventions chirurgicales dans les hôpitaux publics

Concernant les indicateurs de production des hôpitaux publics, la capacité litière existante est de 28.184 et la capacité litière fonctionnelle est de 22.874 en 2024. Le nombre d’admissions dans les hôpitaux publics s’est chiffré à 1.282 403 et le nombre des journées d’hospitalisation est de 4.143.,763 . Quant au nombre d’interventions chirurgicales, elles se sont chiffrées à 277.520. A noter que le nombre moyen de consultations spécialisées externes est de 438 par médecin. Parmi les autres indicateurs, il y a lieu de relever que le taux d’occupation moyen dans les hôpitaux publics est de 54,6%, la durée moyenne de séjour est de 3,2 jours et le nombre d’intervention chirurgicale par médecin s’élève à 117.

Plus de 292.000 accouchements

Le taux d’accouchement dans les établissements de santé publique est de 51,2% (75,4% en milieu rural et 35,8% en milieu urbain).
A noter que 242.835 accouchements ont eu lieu en maternité hospitalière et 49.707 dans des maisons d’accouchement. Le ministère précise que l’accouchement par césarienne représente 8%. Le pourcentage des femmes enceintes recevant les soins prénatals par un personnel qualifié est de 64,5%. Il est de 76,7% dans le rural contre 56,7% en milieu urbain. Le nombre des femmes ayant été consultées en post-partum est de 577.513 au niveau national en 2024 dont 39% en milieu rural (227.296) et 61% en milieu urbain (350.217). Le nombre des nouveau-nés ayant consulté en pos-partum s’élève à 540.607 au niveau national dont 213.540 en milieu rural et 327.097 en milieu urbain.

Maladies à déclaration obligatoire

S’agissant des indicateurs relatifs aux maladies à déclaration obligatoire, les chiffres du ministère font état de 33.036 cas de tuberculose en 2024, 205 cas de coqueluche, 10 cas de tétanos, 5.402 cas de rougeole, 276 cas de méningites, 556 cas de sida, 1.455 cas de VIH, 33 cas de rage, 724 cas de paludisme importé, 3.015 cas de leishmaniose cutané, 64 cas de leishmaniose viscérale, 205 cas de paralysies flasques, 18 cas de lèpre et 1.394 cas de toxico-infection collective. Concernant les maladies non transmissibles, le nombre des hypertendus pris en charge au niveau des établissements de santé primaire (ESSP) s’est élevé à 1.252.984 au niveau national et ceux diagnostiqués se sont chiffrés à 106.357. Le nombre de diabétiques pris en charge au niveau des ESSP a atteint 1.517.130 en 2024. Les diabétiques diagnostiqués au niveau de ces établissements se sont établis à 96.067. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes (59.632 contre 36.435). S’agissant des principales causes des décès, les maladies de l’appareil circulatoire arrivent en tête (20%). Viennent ensuite les tumeurs (15%), les maladies de l’appareil respiratoire (8%), les maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques ( 7%), certaines affections dont l’origine se situe dans la période périnatale (5%), certaines maladies infectieuses et parasitaires (3%), les maladies de l’appareil génito-urinaire (2%), les maladies du système nerveux (3%) et les maladies de l’appareil digestif (2%).