ALM : Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération vous a informés récemment des derniers développements sur la question du Sahara. Quelles sont vos impressions après la réunion information ?
Mohammed Addad : Nous sommes très satisfaits de la réunion que nous avions eue avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Tous les membres de la commission des affaires étrangères partagent le même avis. Il y a donc unanimité sur ce point-là. La réunion a été tenue après une série de demandes que la commission a adressée au ministère des Affaires étrangères. Le ministre a donné suite à notre demande et a accepté de tenir cette réunion. Il a rassuré tout le monde quant aux recommandations du Conseil de sécurité sur le dossier du Sahara marocain. Le ministre a affirmé aussi qu’il y a une continuation du processus qui a été entamé à l’époque de l’ancien représentant personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara. La position des membres du Congrès américain, qui soutiennent le Maroc dans son initiative pour l’autonomie dans les provinces du Sud, a été aussi évoquée lors de la réunion. Enfin, M. Fassi Fihri a exposé les derniers développements qu’a connus le dossier du Sahara.
L’implication de la diplomatie parlementaire est de plus en plus sollicitée pour consolider le soutien international au Plan d’autonomie. Avez-vous évoqué cette question avec le ministre ?
Ce que l’on nous reproche souvent est le manque de coordination entre la commission et le ministère des Affaires étrangères. Autrement dit, le manque de coordination entre la diplomatie officielle et la diplomatie parlementaire. En tant que groupe parlementaire, nous avons soumis des recommandations au département concerné. Ceci est dans le but de promouvoir la diplomatie parlementaire. Il est indispensable qu’il y ait entre la diplomatie parlementaire et la diplomatie officielle une coordination. Les informations ne nous parviennent pas à temps. Et maintes fois nous avons été questionnés sur des points essentiels concernant la diplomatie marocaine et nous n’avions pas les réponses. C’est la conséquence du manque de coordination dont j’ai parlé. Pour dépasser ce désagrément, il a été décidé de créer un site Internet par le ministère de tutelle en vue de tenir au courant les membres de notre Commission de toutes les nouveautés. Les informations nous seront donc transmises à temps. Ainsi nous pourrons informer les représentants des médias, les journalistes notamment.
Avez-vous mis en œuvre un plan d’action dans ce sens ?
Bien entendu. C’est l’une des choses que nous recommandons. Le moment est venu pour que la diplomatie parlementaire soit mise en œuvre. C’est essentiel et il n’y a pas de doute là-dessus. Les députés doivent jouer pleinement leur rôle en matière de diplomatie parlementaire.
Les membres de la commission sont unanimes sur ce point. Nous sommes décidés à renforcer le rôle de la diplomatie parlementaire. Nous aurons des rencontres avec les représentants de Parlements étrangers, pour leur expliquer le Plan d’autonomie que le Maroc a proposé.










