Moins de morts sur les routes en 2019, mais plus d’accidents

Moins de morts sur les routes en 2019, mais plus d’accidents

3.384 tués et 102.737 accidents ont été enregistrés

Ces résultats montrent bel et bien que les avancées dans ce domaine restent fragiles en dépit de l’existence d’une stratégie nationale de sécurité routière.

La mortalité routière a légèrement baissé en 2019. Selon les statistiques provisoires présentées vendredi par Abdelkader Amara, ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, le nombre des accidents mortels a reculé de 1,83% en 2019. Près de 3.010 accidents mortels ont été recensés l’an dernier dans lesquels 3.384 personnes sont décédées, soit une baisse de 2,9%.

Il en va de même pour les blessés graves dont le nombre a diminué de 3,53% en s’établissant à 8.417. En dévoilant ces chiffres lors de la réunion annuelle du comité permanent de la sécurité routière (CPSR), le ministre a précisé que les accidents de la route sont en constante évolution. Ils ont ainsi progressé de 6,9% en s’établissant à 102.737. En présentant ces chiffres, le ministre a fait savoir qu’ils ne reflètent aucunement les ambitions de l’Exécutif. Pour mettre fin à ce fléau, ce dernier a appelé à une plus forte mobilisation de tous les acteurs. Ces résultats montrent bel et bien que les avancées dans ce domaine restent fragiles en dépit de l’existence d’une stratégie nationale de sécurité routière qui, rappelons-le, vise à réduire de 25% le nombre de morts dans les accidents de circulation à l’horizon 2021 et de 50% à l’horizon 2026. Le ministre a insisté sur l’importance de «l’aspect humain» dans la lutte contre les accidents en affirmant qu’un grand nombre d’accidents de la route peut être évité si les conducteurs étaient plus vigilants.

Il a dans ce contexte appelé à sensibiliser, éduquer et informer les jeunes générations aux dangers de la route et à les initier aux bons réflexes dès leur plus jeune âge. Le ministre a aussi fait remarquer que globalement les accidents ne sont pas liés à la qualité des infrastructures tout en signalant que des investissements colossaux ont été réalisés ces dix dernières années. Autrement dit, l’être humain reste le principal facteur des accidents de la route au Maroc. Il serait responsable de plus de 80% des drames routiers. Non-respect du panneau Stop, passage au feu rouge, oubli de la ceinture de sécurité, excès de vitesse, conduite en état d’ivresse… en sont les principales causes.  Pour rappel, le nombre des tués en 2018 s’était chiffré à 3.485 dont 893 piétons (26% de l’ensemble des tués) et 1.175 usagers des 2 et 3 roues (34% de l’ensemble des tués).

L’objectif de la stratégie nationale de la sécurité routière qui était de parvenir à une baisse de 4% des tués en 2018 n’avait  pas été atteint dans la mesure où la mortalité routière avait enregistré une timide baisse de 0,40%. Pour leur part, les accidents de la route avaient  été plus nombreux en 2018. Les statistiques  du ministère de tutelle  avaient révélé une hausse de 6,82% des accidents qui se sont élevés à 96.133.  Quant aux  accidents non mortels, ils  avaient  bondi de 7,08% en s’établissant à 93.067.

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