18,51 milliards de dirhams mobilisés, 16 projets de construction ou d’extension d’hôpitaux, 19 réhabilitations hospitalières et 282 opérations de mise à niveau des établissements de soins de santé primaires. La tutelle déploie un plan d’investissement qui redessine progressivement la carte sanitaire régionale.
Infrastructures hospitalières.
L’action publique en matière de santé se traduit aujourd’hui par des réalisations
concrètes dans la région de Casablanca-Settat. Les chiffres du plan de mise à niveau révèlent un programme structuré, doté de 18,51 milliards DH, qui combine création de nouvelles capacités hospitalières, réhabilitation des infrastructures existantes et renforcement du réseau de proximité. Une dynamique qui témoigne d’une stratégie de transformation engagée à l’échelle de l’ensemble du territoire régional.
La politique publique en matière de santé impulse une dynamique soutenue d’investissement dans la région de Casablanca-Settat, où plusieurs projets structurants sont en cours de réalisation afin de renforcer les capacités d’accueil et de moderniser les infrastructures sanitaires. Les données disponibles dessinent une région en pleine transformation hospitalière. Une mutation qui se fait à grande échelle avec des échéances proches et identifiables et un maillage territorial qui touche aussi bien les grands centres urbains que les zones rurales de la région. A ce jour, le chantier ouvert au niveau de Casablanca-Settat porte sur la construction ou extension de 16 hôpitaux, la réhabilitation de 19 projets d’établissements hospitaliers et 282 opérations de mise à niveau (MAN) des établissements de soins de santé primaires (ESSP). L’ensemble de ce programme représente une enveloppe globale de 18,51 milliards de dirhams (MMDH), incluant le futur Centre hospitalier universitaire (CHU) de Casablanca, à lui seul estimé à 10 milliards de dirhams. Ces chiffres mettent en avant une réalité bien plus dense que ce que suggère le débat public qui s’anime autour de la politique sanitaire de ce territoire.
3.318 lits en projet
Le programme de construction et d’extension représente une projection de 3.318 lits pour un budget prévisionnel de 16,62 milliards de dirhams. Le chantier ouvert porte en effet sur la reconstruction du CHU de Casablanca d’une capacité de 1.500 lits et dont le terrain est en cours de désignation. À cela s’ajoute l’extension du Centre hospitalier préfectoral de Hay Hassani (98 lits). Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du Programme de développement du Grand Casablanca (PDGC), dotera d’ici fin 2026 l’infrastructure hospitalière de Casablanca de 98 lits supplémentaires. Le calendrier 2026 prévoit également la livraison du Centre médico-psychologique de Lissasfa (25 lits) qui est programmée pour 2026, à l’heure où les travaux de construction de l’hôpital de proximité d’El Brouj au niveau de la province de Settat (45 lits) seront achevés en 2027. Par ailleurs, la région accueillera d’ici fin 2029 deux nouveaux établissements de santé, en l’occurrence le Centre hospitalier provincial de Mohammedia (250 lits) et l’hôpital psychiatrique Errazi de Berrechid (300 lits). Tandis que ces projets avancent à grands pas, d’autres sont en phase d’amorçage. Tel est le cas pour les Centre hospitalier préfectoral de Moulay Rachid (160 lits) et le Centre hospitalier provincial de Settat (250 lits) dont les études sont en cours pour le démarrage effectif de leur reconstruction. En parallèle, les projets de Sidi Bennour, Sidi Bernoussi, Dar Bouazza, Benslimane et Berrechid, d’une capacité de 120 lits chacun, sont en phase de désignation de terrain. Autant de jalons à venir qui viendront enrichir l’offre sanitaire régionale dans les prochains mois.
Un calendrier de réhabilitation à jour
Le programme de réhabilitation, doté d’une enveloppe de 626 millions de dirhams pour la période 2026-2027, concerne un ensemble de 19 hôpitaux. Ces derniers sont répartis sur l’ensemble du territoire régional, en l’occurrence à Hay Mohammadi, à Moulay Rachid, à Aïn Chock, à Casablanca-Anfa, à Sidi Bernoussi, à Al Fida-Mers Sultan, à Hay Hassani, à Ben M’Sick, à Médiouna, à Mohammedia, à Nouaceur, à Berrechid, à El Jadida, à Sidi Bennour, à Benslimane et à Settat.
Le calendrier prévoit un commencement des travaux fin juillet 2026 pour 5 hôpitaux. Citons dans ce sens le Centre hospitalier provincial de Benslimane, l’hôpital Moulay Youssef (Casablanca-Anfa), l’hôpital Al Mansour (Sidi Bernoussi), le Centre hospitalier provincial Moulay Abdellah (Mohammedia) et l’hôpital Prince Moulay Hassan (Nouaceur).
De même, les travaux de 6 hôpitaux démarreront à partir du mois d’août 2026. Ce lot de projets concerne le Centre hospitalier provincial de Sidi Bennour, l’hôpital Hassan II (Settat), l’hôpital Hay Hassani, l’hôpital Mohammed V (Hay Mohammadi), le Centre hospitalier provincial de Berrechid et l’hôpital de proximité de Khmiss Zemamra.
D’ici fin septembre 2026, un chantier de cinq hôpitaux sera également ouvert dans la région. Il concerne l’hôpital psychiatrique Errazi (Médiouna), l’hôpital Sekkat (Aïn Chock), l’hôpital Mohamed Baouafi (Al Fida-Mers Sultan), l’hôpital de proximité d’Azemmour ainsi que celui de Ben Ahmed (Settat).
En parallèle, le Centre hospitalier préfectoral Moulay Rachid-Sidi Othmane fait actuellement l’objet d’études techniques, l’hôpital Ben M’Sick voit ses études finalisées en attente du démarrage des travaux, au moment où le Centre de Léprologie d’Aïn Chock a été retiré du programme actuel.
Un réseau de soins de base consolidé
Le volet le plus étendu en nombre concerne le réseau des établissements de soins de santé primaires (ESSP), avec un programme de réhabilitation chiffré à 1,269 milliard de dirhams, sans compter les 111 établissements déjà achevés.
À ce stade, 31 ESSP sont en cours de travaux, notamment à Sidi Bennour, Casablanca, Benslimane, Médiouna et Berrechid, tandis que les appels d’offres sont lancés pour deux autres établissements et 8 ESSP sont en attente de libération de site. Il ressort par ailleurs que 241 ESSP programmés ont franchi une deuxième phase, dont 83 dès la première tranche. Ces derniers couvrent l’ensemble du territoire régional. Il s’agit en l’occurrence de centres de santé urbains dans les préfectures de Casablanca (Aïn Chock, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, Al Fida-Mers Sultan, Ben M’Sick, Casablanca-Anfa, Hay Hassani, Moulay Rachid, Sidi Bernoussi) et de centres ruraux ou dispensaires dans les provinces de Benslimane, Berrechid, El Jadida, Médiouna, Mohammedia, Nouaceur, Settat et Sidi Bennour.
Des taux d’exécution significatifs
Pour ce qui est des chantiers de proximité, ils se situent à un stade d’avancement mesurable. On recense, à ce niveau, vingt-quatre opérations distinctes de construction, création ou extension d’ESSP. Dans le détail, plusieurs centres de santé du périmètre Sidi Maârouf/Aïn Chock atteignent des niveaux d’avancement élevés, allant de 100 % pour le Centre de santé urbain N1 Lamkanssa S23 et le Centre de santé urbain N1 Lamzabiyine Ouled Kadi S20, 90 % pour le Centre de santé urbain N1 Drabna S27 jusqu’à 88 % pour le Centre de santé urbain N2 Lamkanssa S26.
Les travaux du Centre de santé urbain Belle Vue à Berrechid atteignent les 96 % à ce jour. Notons que d’autres opérations, plus récentes, en sont à un stade initial, à l’instar du Centre de santé urbain N1 Ouled Rahou S35 (6 %) et du Centre de Santé Rural de niveau 2 Dr Faraj à Casablanca-Anfa (10 %), dont les travaux de reconstruction ont démarré le 24 avril 2026. Pour sa part, le centre d’hémodialyse à Ouled Mrah (Settat) affiche un taux d’avancement de 85% contre 50% pour celui de la maison d’accouchement de Sidi Aïdi. Il est à préciser qu’un marché relatif au réaménagement de deux centres de santé urbains à Al Fida-Mers Sultan n’a pas trouvé preneur lors de sa mise en concurrence de juin 2026. Sa relance est d’ores et déjà annoncée, illustrant la poursuite continue du programme au-delà des aléas ponctuels de la commande publique.
Un dispositif médico-social intégré
Ce dispositif sanitaire est complété par six autres opérations médico-sociales d’envergure. Citons dans ce sens l’aménagement d’un centre de rééducation au Centre hospitalier préfectoral Sidi Othmane (Moulay Rachid), la construction d’un centre d’addictologie à Hay Hassani, un centre de rééducation à Mohammedia (achevé, en instance d’inauguration), un centre de réadaptation fonctionnelle et sociale à Settat, un centre d’addictologie à Médiouna et un centre de réhabilitation psychosociale à Médiouna, ce dernier adossé à une convention de la Fondation Mohammed V de 300 millions de dirhams.










