Ouezzane : Un nouveau complexe intégré de l’artisanat voit le jour

Ouezzane : Un nouveau complexe intégré de l’artisanat voit le jour

Quelque 40 espaces sont construits sur une superficie de 4.000 m2

Très affecté par la crise sanitaire liée à la pandémie Covid-19, le secteur de l’artisanat à Ouezzane vient de connaître le renforcement de ses infrastructures lui permettant de reprendre son rythme en faveur du développement socio-économique de la province. C’est grâce à l’ouverture officielle du nouveau complexe intégré de l’artisanat sur une superficie globale de 4.000 m2.

Très attendue des artisans, l’entrée en service de ce nouveau complexe permet de contribuer à l’organisation du secteur et l’amélioration de leurs conditions socio-économiques ainsi que la mise en valeur de leur production, dont le hayek et la Djellaba Ouazzania en laine qui sont considérés comme les produits phares de l’artisanat local.

Ce projet, d’une enveloppe budgétaire globale de près de 18 millions de dirhams, est le fruit d’une convention de partenariat liant le ministère de tutelle aux conseils élus ainsi que leurs partenaires concernés. Il comprend quelque 40 espaces, dont des locaux et des ateliers d’artisanat destinés à regrouper les professionnels répartis pour leur majorité dans les différentes rues de l’ancienne médina: le Mellah, Kharatin et Haddadin.

A l’instar des autres complexes intégrés modernes, cette nouvelle structure est dotée d’un centre de formation professionnelle permettant aux professionnels (maîtres-artisans) de transmettre aux jeunes leurs connaissances et leur savoir-faire dans les différents métiers d’artisanat. Il comprend deux espaces d’exposition, un centre technique ainsi que des dépendances administratives et sanitaires.

Avec l’entrée en service de cette nouvelle infrastructure, Ouezzane connaîtra la revitalisation de ses principales activités artisanales spécifiques à la province et dont dépend grandement le tourisme. Ainsi, des espaces, connus pour la production et la commercialisation d’articles d’artisanat, tel que le Souk Hayek, connaissaient avant le début de la pandémie une fréquentation des visiteurs de la ville.

Notons que Ouezzane compte près de 8.000 artisans oeuvrant dans divers métiers, tels que le tissage, la couture, le cuir et le bois. Mais le tissage de la laine demeures la principale activité artisanale avec la djellaba ouezzania, considérée, ces dernières années, comme le slogan de la province dans son ensemble.
La couture et la réalisation de cette tenue traditionnelle nécessitent l’implication de plusieurs Maâlem connus de la population ouezzanie pour leur professionnalisme et savoir-faire dans le domaine. Il s’agit plus précisément de la préparation de la laine, sa filature et son tissage, avant d’atteindre la phase de sa vente aux commerçants. In fine, le client aura le droit de choisir entre la coupe et le motif proposés avant de passer à la couture de sa nouvelle djellaba ouezzania.

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