Pas de délai entre le vaccin contre la grippe saisonnière et le vaccin anti-Covid

Pas de délai entre le vaccin contre la grippe saisonnière et le vaccin anti-Covid

Le ministère de la santé apporte des précisions

Alors que la vaccination contre la Covid-19 se poursuit, la grippe fait aussi son retour, touchant toujours autant les personnes les plus fragiles qui sont incitées à se faire vacciner. Le ministère de la santé et de la protection sociale apporte des éclaircissements concernant les situations particulières de vaccination contre la Covid-19 à travers la publication d’une note. A la question de savoir s’il existe un délai à respecter entre le vaccin anti-Covid et le vaccin contre la grippe saisonnière, le ministère précise clairement qu’il n’y a pas de délai préconisé entre les deux vaccinations. Ces deux vaccinations sont essentielles pour éviter des formes sévères de la grippe ou de la Covid-19. Les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes présentant des affections préexistantes doivent se faire vacciner contre la grippe saisonnière car ce sont les groupes les plus susceptibles de souffrir de complications graves dues à la grippe.

Signalons que dans son avis du 27 septembre, la Haute autorité de santé (HAS) en France confirme que la co-administration des vaccins contre la grippe et contre la Covid-19 «ne comporte aucun danger». «Le risque potentiel serait celui d’une diminution de la réponse immunitaire sur l’un ou l’autre des vaccins, mais les résultats récents d’un essai rapportés par le Joint Committee on Vaccination and Immunisation sont rassurants sur ce point», justifie l’instance, pour qui «cette co-administration est une solution pertinente pour optimiser la couverture vaccinale contre ces deux épidémies» En pratique, les deux injections peuvent être réalisées le même jour, mais sur deux sites distincts, à savoir «un vaccin dans chaque bras», explique la HAS. L’autre confirmation est qu’il n’y a plus de délai à respecter (deux semaines) entre la vaccination contre la grippe et celle contre la Covid-19 lorsque les deux injections ne peuvent se faire simultanément.

3ème dose : Vaccination différée chez les personnes atteintes de Covid

Par ailleurs, s’agissant de l’éligibilité d’une personne positive au coronavirus (symptomatique ou asymptomatique) à la troisième dose du vaccin contre la Covid-19, la tutelle explique que la vaccination doit être différée chez les personnes dont l’infection par le SARS-CoV-2 est en cours. Dans ce cas précis, le délai à respecter pour donner la 3ème dose est de 4 semaines après l’apparition des symptômes à condition que le patient soit rétabli et que le délai entre la deuxième dose et la troisième dose soit de 6 mois et plus. Pour les personnes asymptomatiques, le même délai de quatre semaines est à respecter à partir de la date de résultat de la PCR positive. Rappelons que jusqu’au samedi 6 novembre, un total 1.518.576 de personnes ont reçu la 3ème dose du vaccin anti-Covid, selon le bilan quotidien du ministère de la santé et de la protection sociale sur la situation épidémiologique de Covid-19. Pour leur part, le nombre de primo-vaccinés a atteint 24.311.560, tandis que celui des personnes ayant reçu la 2ème s’élève à 22.253.789.

Dépistage biologique de la Covid : Formation au profit de 176 laboratoires privés

L’Institut national d’hygiène (INH) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont lancé, vendredi, un cycle de formations dans le domaine du dépistage biologique du SARS-CoV2 au profit des directeurs des laboratoires privés de biologie médicale appartenant au réseau national de diagnostic de la Covid- 19. Ces sessions concernent plus de 176 laboratoires privés et seront tenues dans différentes régions du Royaume, en vue d’améliorer «la qualité et la fiabilité des résultats» des tests, indique l’INH dans un communiqué. La première journée de cette formation, qui s’est déroulée dans les locaux de l’Institut à Rabat, a été marquée par une forte présence des directeurs de laboratoires de la région de Rabat-Salé-Kenitra. Le Maroc compte plus de 200 laboratoires fixes des deux secteurs, deux laboratoires mobiles et dix laboratoires à bord des navires transportant des passagers vers et depuis l’Europe. Le rôle des laboratoires de biologie médicale est «incontournable dans la lutte contre la pandémie due au SARS-CoV2», du fait qu’ils sont considérés comme la première étape dans la prise en charge des personnes infectées, explique la même source. Grâce à ce réseau des laboratoires, le Maroc a été en mesure d’atteindre des chiffres élevés du nombre de tests biologiques réalisés jusqu’à présent.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *