Politique pharmaceutique nationale 2021-2025 : Ce que propose l’association LEMM

Politique pharmaceutique nationale 2021-2025 : Ce que propose l’association LEMM

La PPN est l’affaire de tous et doit être portée par l’ensemble des acteurs et administrations. Elle définit le rôle et les responsabilités de chacun des acteurs, les moyens et la stratégie pour atteindre les objectifs fixés.

Les concertations ont été enclenchées pour l’élaboration de la Politique pharmaceutique nationale PPN 2021-2025. Vendredi dernier, le ministre de la santé, Pr Khalid Ait Taleb, a présidé le lancement des premiers ateliers de cette nouvelle PPN.
Cette phase de concertation avec les différents acteurs du secteur va aboutir à des recommandations qui pourront éclairer les réflexions, alimenter la nouvelle politique pharmaceutique et améliorer l’accès de tous les citoyens aux médicaments essentiels de qualité.

Le président de LEMM, Ali Besri, a fait part à ALM des objectifs de la PPN et des grandes lignes proposées par l’Association pour l’élaboration de cette nouvelle PPN. Ce dernier a tout d’abord salué l’initiative participative menée par le ministère avec l’ensemble des acteurs concernés du secteur. «Le ministère, à travers la DMP, a adressé un questionnaire d’environ une quarantaine de questions aux parties prenantes et chacune a pu formuler ses attentes, ses recommandations et suggestions…». Les résultats de cette enquête, faite par des experts de l’OMS, ont d’ailleurs été présentés ce même jour. Le président de LEMM a souligné que d’autres réunions auront lieu et que les concertations vont se poursuivre car la PPN est l’affaire de tous et doit être portée par l’ensemble des acteurs et administrations. Elle définit le rôle et les responsabilités de chacun des acteurs, les moyens et la stratégie pour atteindre les objectifs fixés. La PPN, avec le patient au centre des décisions, doit soutenir la généralisation de l’AMO et doit inclure les directives du nouveau modèle de développement.
M. Besri précise que parmi les axes principaux figurent les points suivants :

• La mise en place d’une Agence nationale de réglementation dans le secteur du médicament forte et indépendante ;
• L’amélioration de l’accès aux soins de santé et l’accès aux médicaments de manière équitable qu’ils soient des génériques ou des solutions innovantes ;
• L’encouragement de la fabrication locale des médicaments essentiels ;
• Le bon usage du médicament ;
• L’encouragement du générique de qualité ;
• L’encouragement des investissements étrangers dans le secteur…

Nous adhérons à ces objectifs et insistons sur la R&D dont l’importance a encore été démontrée durant cette crise pandémique». Des décrets ont été publiés, d’autres suivront et nous l’espérons rapidement : nous devons continuer à avancer pour positionner le Maroc comme centre d’expertise. Généralement, une réglementation aux standards internationaux, sur toute la chaîne de valeur, augmentera les investissements internationaux dans la R&D, la production lorsqu’elle est technologiquement possible, etc. Les participants ont mis l’accent sur la nécessité d’assurer la disponibilité des médicaments au Maroc et de garantir un approvisionnement pour le public et pour le privé. A ce sujet, M. Besri a signalé que «durant la pandémie il y a eu peu d’impact causé par les perturbations logistiques internationales. Nous avons pu surmonter ces perturbations grâce à l’implication des acteurs du secteur et aux efforts du ministère pour la veille par les outils adéquats: observatoire…, déclaration et gestion stock…

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *