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Possible dans le privé mais au bon vouloir de l’employeur…

Possible dans le privé mais au bon vouloir  de l’employeur…

Le départ à la retraite anticipée est possible dans le secteur privé. Cela dit les conditions sont très souvent contraignantes. Pour le salarié, c’est un calcul car il peut perdre jusqu’à 60% de sa pension, pour les affiliés de la CIMR !
Les détails.

Oui le salarié du privé peut prétendre à la retraite anticipée mais la CNSS exige que l’employeur verse au moins 250.000 DH à la Caisse. Les affiliés à la CIMR peuvent partir même à l’âge de 50 ans à la retraite mais la pension peut diminuer de 60%… Le journal en ligne Dreamjob.ma traite en long et en large de la question et a posé la question à Fouad Guennouni Assimi, DGA de la CIMR. D’emblée, la personne qui souhaite partir plus tôt que l’âge de la retraite doit avoir toutes les donnes avant de décider. D’ailleurs au Maroc, ils sont peu à partir à la retraite anticipée dans le secteur privé. Les raisons sont nombreuses selon les statistiques des deux organismes régissant la retraite du secteur privé. Déjà, le refus de l’employeur de verser les cotisations relatives à la période d’anticipation en représente une.

D’un autre côté, les salariés au Maroc souhaitent en général rester jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite.
La loi 17-02, en février 2006, a modifié le statut de la CNSS pour permettre à ses cotisants de partir plus tôt à la retraite.
«Un salarié ne peut prétendre à une retraite anticipée que s’il est âgé d’au moins 55 ans. De plus, il doit avoir cotisé à la CNSS pendant au moins 3.240 jours, soit près de 10 ans et demi. Par ailleurs, le salarié est dans l’obligation d’avoir 54 jours de cotisations, continus ou discontinus, pendant les six mois précédant son départ à la retraite. Parallèlement, et comme précisé avant, il faut l’accord de l’employeur. Le formulaire de la demande de départ, disponible auprès de l’une des agences de la CNSS, doit en effet être renseigné et rempli par l’entreprise et par le salarié lui-même».

Concrètement, une fois la demande déposée par le futur retraité, l’organisme (CNSS) procède à la simulation de la prime que l’employeur devra lui verser, en une seule fois, et qui est équivalente à la période restant à travailler jusqu’à l’âge de 60 ans.
La pension demeurant toujours limitée à 4.200 DH par mois.

Du côté de la CIMR, son statut stipule que ses affiliés peuvent partir à la retraite à partir de l’âge de 50 ans, à condition toutefois que la durée de cotisation au régime soit de 5 ans au minimum. La pension à servir sera forcément impactée par le nombre d’années restant à courir jusqu’à 60 ans et non travaillé. «Si le salarié part à la retraite à 55 ans, il ne recevra que 72% de sa pension et s’il choisit d’arrêter à 59 ans, une pension équivalente à 93% de ses points lui sera versée».
Un produit baptisé «retraite à 55 ans sans anticipation» a été mis en place par les services de la CIMR pour permettre à l’assuré de bénéficier d’une retraite anticipée tout en conservant ses points acquis tout au long de ses années de travail.

Cela dit même la souscription à ce produit ne permet pas de percevoir à l’âge de 55 ans la même pension qu’à l’âge de 60 ans… La CIMR offre une autre possibilité aux salariés souhaitant prendre leur retraite avant l’âge légal, et ce, sans subir aucune réduction. Il s’agit du rachat des services passés. Le mécanisme de fonctionnement est détaillé par les services de la Caisse.
L’option de rachat de points est valable au cas où l’employeur décide de relever le taux de cotisation ou si le salarié reçoit une prime.
Pour rappel, la CIMR a procédé, en 2009, à la fusion entre le régime de base et le régime de retraite complémentaire, à l’élargissement de l’assiette des taux de cotisation et à la suppression des plafonds de salaire pour la cotisation.

Partant de là, le salarié du secteur privé avant de formuler son souhait de partir à la retraite anticipée devra déjà contacter les services de la CIMR pour effectuer des simulations et voir si cette option lui est viable …
La retraite se prépare. Les services des relations humaines sont également des canaux pour expliquer les mécanismes et envisager des options à leurs salariés qui en formulent la demande.

 

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