Société

Pour des solutions durables aux conflits internationaux

Dans une intervention devant le Conseil de sécurité lors de son débat vendredi sur la réconciliation nationale après les conflits et le rôle des Nations unies, l’ambassadeur Mohamed Bennouna, représentant permanent du Royaume auprès de l’organisation, a rappelé les succès rencontrés par l’ONU notamment au Kosovo, en Afghanistan, au Guatemala et au Mozambique, notant que de cette expérience, une « leçon principale doit être tirée », à savoir que « chaque conflit et chaque situation post-conflit a ses propres caractéristiques, ses propres spécificités ». Et de préciser qu’aucune recette universelle ne peut être appliquée dans ce domaine de façon systématique. M. Bennouna a ajouté que le rôle du Conseil de Sécurité en particulier, « doit être d’apporter des réponses adéquates et de voter des mandats en adéquation avec la réalité sur le terrain ».
Après avoir souligné l’importance pour la communauté internationale de s’impliquer pour résoudre les problèmes liés aux réfugiés et aux personnes déplacées, il a appelé à la recherche de solutions durables pour les réfugiés, en favorisant en particulier le rapatriement librement consenti dans la dignité et la sécurité. Au coeur des conflits actuels, a indiqué l’ambassadeur Bennouna, « on retrouve de façon récurrente l’affirmation d’une identité spécifique sur le plan culturel, religieux, social ou ethnique ».
« Pour faire face à la multiplication des revendications identitaires, la Communauté internationale doit favoriser le dialogue entre les parties à un conflit, mais aussi rechercher des solutions durables à même de préserver la paix et la stabilité », a-t-il dit. Afin de promouvoir une « culture de la réconciliation » et donc en définitive une « culture de la prévention », a expliqué l’ambassadeur, « il est important d’explorer toutes les possibilités offertes en matière de règlement des différends tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats ».
« Ainsi, l’autonomie régionale pratiquée par de nombreuses démocraties permet de préserver l’unité dans la diversité et d’éviter les écueils tragiques d’une fragmentation sans fin des entités étatiques aux conséquences dangereuses pour la paix et la sécurité internationales », a observé M. Bennouna, précisant qu’il faut « permettre à des populations d’exercer pleinement leurs droits à la gestion de leurs propres affaires locales, tout en veillant sur la stabilité et la sécurité du pays dans son ensemble et de la sous région à laquelle il appartient ».