Pour faciliter l’accès aux services numériques : «Nafida 2», un programme de 300 millions DH en faveur des enseignants

Pour faciliter l’accès aux services numériques : «Nafida 2», un programme de 300 millions DH en faveur des enseignants

En pleine ère Covid-19, jalonnée de l’enseignement à distance, il est judicieux de lancer «Nafida 2».

Un programme qui, comme le précise Saïd Amzazi lors de son lancement officiel mercredi à Rabat, vise à «continuer à permettre aux enseignants de mieux utiliser les services numériques plus largement». Pour le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ce programme, initié par la fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation, se veut également de «faciliter l’accès de ce corps à ces services tout en bénéficiant de prix préférentiels». Le tout sans manquer de mettre en avant le rôle de cette structure.

Abonder dans l’élan de numérisation

Au sens du responsable gouvernemental, qui estime que cette fondation hisse le niveau des services offerts au corps enseignant tout en faisant valoir une égalité de chances au profit de ses adhérents, ce programme contribuera à «une nouvelle dynamique dans le système éducatif». Une force insufflée par «l’élan de numérisation de l’enseignement lancé pendant la Covid-19». «Nous avons pu accélérer le développement de l’enseignement à distance en complément au présentiel», enchaîne-t-il. Et ce n’est pas tout. Le ministre ne manque pas de devoir une fière chandelle aux enseignants pendant cette ère. «Ces résultats ne pouvaient être atteints sans l’adhésion des acteurs pédagogiques et administratifs pour la continuité pédagogique lors des deux dernières saisons scolaires exceptionnelles». Mieux encore, il évoque le nouveau modèle de développement qui fait de la numérisation un des leviers pour lancer ce modèle et l’accompagner de mesures simplifiées et de services de qualité. Aussi, «Nafida 2», est, pour lui, une consécration de la vision 2015-2030.

Le détail de l’offre

De son côté, le président de la Fondation Mohammed VI, Youssef El Bakkali, précise que ce programme, qui fait partie du plan d’action de la fondation 2018-2028, est destiné à «intégrer le corps enseignant dans l’espace numérique et l’encourager à l’usage des services numériques». Il rappelle, par l’occasion, l’implication des partenaires de ce programme, notamment le ministère, la TGR et l’ANRT, ainsi que les opérateurs Maroc Telecom, Orange et Inwi. En détail, l’offre de réduction offerte via ce programme consiste en -25% pour la fibre optique et la connexion 4G outre un soutien moyennant un montant de 2.000 DH pour l’achat d’un PC. Au total, 150.000 bourses de soutien seront offertes aux bénéficiaires pour un budget de 300 millions DH. «Pour en bénéficier, le processus sera également numérique», poursuit l’intervenant. Pour rappel, des conventions entre la fondation et les trois opérateurs télécoms ont été signées lors de cet événement.

Témoignage d’une bénéficiaire du 1er programme

Rencontrée lors de cette cérémonie, Nadia Halim, professeure d’enseignement supérieur à Dar El Hadith El Hassania à Rabat, indique : «J’ai bénéficié du premier programme lancé il y a dix ans par la fondation, c’était une expérience intéressante qui m’a permis de s’ouvrir sur les technologies de l’information et de la communication». «Elle m’a également permis d’intégrer ces moyens dans l’enseignement», enchaîne-t-elle. Pour elle, étant donné, les exigences de l’ère numérique et celle de la Covid-19, cette bonne initiative «Nafida 2», lancée par la fondation, est «plus d’actualité et louable». «La famille de l’éducation et la formation, en particulier, et les ménages en général, doivent en être contents tout comme d’autres initiatives, ont besoin de ce soutien pour l’achat de PC et l’abonnement à Internet parce que nous avons grandement besoin, de jour en jour, d’en faire usage», ajoute-t-elle. Mme Halim estime également que l’enseignement allie désormais le présentiel et le distanciel. Le deuxième nécessite, comme elle le met en avant, «un haut débit d’Internet». «Cette subvention de la fondation est intéressante surtout si elle englobe tous les abonnements et si elle est sans conditions», avance-t-elle.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *