Primaire et collégial : Les heures «supp» désormais gratuites

Primaire et collégial : Les heures «supp» désormais gratuites

Les matières concernées, le volume horaire, les indemnités… les détails d’un décret entré en vigueur

Le décret en question cible prioritairement les élèves ne maîtrisant pas les notions de base ou éprouvant des difficultés à suivre le rythme d’apprentissage.

L’Etat va garantir des heures supplémentaires gratuites aux élèves en difficulté. C’est l’objet d’un nouveau décret entré en vigueur. Dans le détail, les enfants scolarisés dans le secteur public auront droit à des heures supplémentaires dans différentes matières pour leur permettre de surmonter leurs difficultés. Dans ce sens, le décret en question cible prioritairement les élèves ne maîtrisant pas les notions de base ou éprouvant des difficultés à suivre le rythme d’apprentissage, dans le but bien évidemment de leur permettre de renforcer et consolider leurs compétentes élémentaires et être capables de poursuivre leur scolarité durant les niveaux d’enseignement obligatoire. Il est ainsi clairement question de lutter contre le décrochage des élèves en difficulté, contraints de quitter les bancs de l’école car dépassés par le rythme des leçons. Ces derniers se verront proposer des cours de soutien en plus des volumes horaires scolaires normaux dans leurs écoles respectives sachant que le décret mentionne des salles spéciales pour les élèves aux besoins spécifiques et le cas échéant dans des établissements se trouvant non loin du lieu de résidence des élèves concernés.

Les cours de soutien peuvent également être prodigués par quelque moyen que ce soit selon les lois et règlements en vigueur actuellement. Le texte réglementaire qui vient d’entrer en vigueur définit les niveaux scolaires et les matières concernées. Ainsi, les heures supplémentaires seront dispensées en faveur des élèves des niveaux primaire et collégial (il semble que le lycée n’est pas directement concerné puisque l’enseignement obligatoire est fixé jusqu’à l’âge de 15 ans, ndlr). Les matières couvertes sont les langues arabe, amazighe, française, les mathématiques et les sciences. Chaque élève aura droit à deux heures de cours de soutien par semaine de chaque matière identifiée. Les directeurs des établissements scolaires sont chargés de gérer les opérations et procédures en rapport avec les cours de soutien, en coordination avec l’inspecteur pédagogique compétent et les conseils concernés, selon un calendrier établi par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation, d’une manière progressive et équilibrée prenant en compte le principe de l’égalité des chances.

Le décret stipule par ailleurs que les cadres enseignants s’engagent à prodiguer les cours de soutien nécessaires dans leurs matières respectives contre des indemnités spéciales pour les heures supplémentaires effectuées ou pour atteindre le volume horaire réglementaire réservé à chaque enseignant. C’est le directeur de l’établissement scolaire qui planifie au début de chaque année scolaire le programme de soutien en fonction du budget prévu par l’académie régionale. Les associations de la société civile concernées par le domaine de l’éducation et la pédagogie peuvent à leur tour prodiguer gratuitement des cours de soutien scolaires dans les établissements d’enseignement public, selon des modalités et critères fixés par un accord de partenariat.

Contrôle continu

Le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur a annoncé, jeudi, la publication d’une note relative aux nouveautés du système de contrôle continu pour l’année scolaire 2021/2022. En plus des contrôles continus, la note ministérielle fait état de l’instauration d’un contrôle unifié chaque semestre au niveau de chaque établissement, à l’exception du deuxième semestre de l’année terminale de chaque cycle d’enseignement, conformément aux règles définies dans ladite note, indique un communiqué de ce département.

Soucieux de lever toute équivoque, le ministère a précisé que les mesures contenues dans la note n’apportent aucun changement ou modification aux matières des examens unifiés aux plans provincial, régional et national, ni sur leurs coefficients ni les heures dédiées, y compris la matière de l’éducation islamique, qui a toujours été l’une des composantes de l’examen provincial de la langue arabe pour l’obtention du certificat d’études primaires.

Nouveau système de notation

Le nouveau système de contrôle continu inclut une révision du mode de comptage des notes du contrôle continu et de la moyenne générale annuelle tant pour les passages en classe supérieure que pour les années de fin de cycle, tout en prenant en considération les scores des contrôles unifiés dans la planification des activités de soutien et de redressement des difficultés d’apprentissage et des lacunes relevées chez les élèves au niveau de chaque établissement.

Cette démarche intervient dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi-cadre 51-17 sur la réforme du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, plus spécifiquement les mesures du projet N°12 relatif à «l’amélioration et au développement du système d’évaluation, de soutien scolaire et des examens». Elle vise à promouvoir la crédibilité des résultats des contrôles continus, la garantie de l’égalité des chances entre apprenants, la réduction du gap enregistré entre les scores des examens certifiants et des contrôles continus et la mise à profit des évaluations pour une meilleure orientation des activités de soutien.

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