Protection sociale : Khalid Aït Taleb expose les principales mesures

Protection sociale : Khalid Aït Taleb expose les principales mesures

Un chantier de réforme important du secteur de la santé a été lancé

Le ministre de la santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb, a dévoilé, lundi, les grandes lignes de son plan d’action pour l’année 2022. Ce plan repose essentiellement sur la mise en oeuvre du chantier de la généralisation de la protection sociale. Dans un exposé présenté devant la commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, à l’occasion de la présentation du projet de budget sectoriel du département au titre de 2022, le responsable a souligné que le programme 2022 a été pensé de manière à répondre aux grands défis du système sanitaire, notamment ceux liés au chantier de généralisation de la protection sociale, à la carence en ressources humaines, à l’amélioration du système national de santé et à la lutte contre les pandémies. Le ministère travaillera progressivement sur une période de 5 ans à la mise en oeuvre de ce grand chantier en coordination avec l’ensemble des partenaires. La généralisation de l’assurance maladie obligatoire permettra à 22 millions de personnes supplémentaires de bénéficier du régime en cas de maladie pour couvrir les frais de traitement, de médicaments et d’hospitalisation. Figurent également la généralisation des allocations familiales pour environ 7 millions d’enfants en âge de scolarité, et l’élargissement de la règle d’adhésion au système de retraite pour environ 5 millions de citoyens parmi la population active n’ayant pas le droit à la retraite.

Le ministre a également évoqué la généralisation de l’indemnisation en cas de perte d’emploi pour tous ceux qui ont un travail continu, en plus de fournir un «revenu de dignité» pour les plus de 65 ans. Ce revenu doit atteindre 1.000 dirhams en 2026. Le ministre a également cité la création d’une allocation de naissance pour les familles nécessiteuses de 2.000 dirhams à la naissance du premier enfant et 1.000 dirhams à la naissance du deuxième. Le ministre a insisté sur l’importance d’une véritable réhabilitation du système de santé, qui nécessite de reconstruire la plupart de ses composantes. A ceci s’ajoute la nécessité d’adapter l’arsenal juridique encadrant le système d’assurance maladie, et de revoir les missions de l’Agence nationale d’assurance maladie pour assurer le renforcement de ses pouvoirs en matière de contrôle et de surveillance. Ainsi, les principales mesures pour les prochaines étapes consisteront à finaliser les textes d’application du Registre national de la population (RNP), le chantier du système d’information du RNP.

Il faut aussi mentionner l’élaboration des textes d’application du Registre social unifié (RSU), le lancement des opérations pilotes relatives à ce registre, et la planification de la généralisation au reste des programmes sociaux et au reste du pays. Il s’agira aussi d’harmoniser les cadres juridiques des programmes sociaux prioritaires avec le RSU/RNP et mettre à niveau les programmes prioritaires. Enfin, il faudra définir la stratégie de l’ANR, mettre en place les organes de gouvernance et de gestion et assurer le transfert des opérations et actifs du ministère de l’intérieur vers l’ANR. Par ailleurs, lors de son exposé à la Chambre des représentants, le ministre a signalé que le budget alloué à la santé au titre de l’exercice 2022 s’élève à plus de 23,55 milliards de dirhams, en hausse de 19% par rapport à l’exercice 2021.

Réformer le secteur de la santé

Afin d’accompagner la généralisation de la protection sociale, un chantier de réforme important du secteur de la santé a été lancé. Le nouveau chantier de réforme consacre une nouvelle gouvernance du secteur de la santé par la création d’instances de gestion et de gouvernance: l’instance supérieure pour la législation intégrée de la santé, les agences régionales de santé et les groupements territoriaux de santé.

Ce chantier de réforme vise à renforcer l’investissement étranger et attitrer l’expertise et les compétences médicales étrangères, ce qui permettra de développer l’infrastructure de santé et d’encourager l’attrait des compétences médicales marocaines résidentes à l’étranger. La mise en place d’un système d’information intégré qui permet la collecte, le traitement et l’exploitation de toutes les informations de base relatives au système de santé y compris le secteur privé, est un autre pilier de ce chantier qui va permettre un suivi précis du patient et l’évaluation du déroulement de ses traitements, en se basant sur le dossier médical commun tout en améliorant le système de facturation dans les établissements hospitaliers.

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