«L’objectif de cette réunion est d’évaluer et faire le point sur l’état d’avancement des programmes lancés dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain en vue de définir les moyens susceptibles d’accélérer le rythme de leur réalisation», a indiqué Moustapha Mansouri, ministre de l’Emploi, lors d’une journée d’étude organisée, samedi 19 mai, à Meknès, précisant que l’année 2007 a connu le lancement de 2000 projets dans le cadre de l’INDH. Un chiffre qui pourra atteindre 7000 après l’approbation de ces projets par les comités provinciaux de développement humain. Il a rappelé que «si le programme d’urgence de 2005 a connu une grande réussite avec la réalisation de 1100 projets, l’année 2006 a vu pour sa part la programmation de plus de 6100 projets pour un coût global de 2 milliards DH». Les étapes franchies dans la mise en place de l’INDH, qui constitue actuellement une réalité profitant à de larges couches de la société dans les différentes régions du Maroc, étaient une occasion pour la réalisation de la cohérence et de la convergence entre les différents intervenants, ainsi qu’un instrument pour le renforcement des capacités au service de développement humain, a expliqué le ministre qui a appelé à un diagnostic objectif de ces étapes. Pour lui, les efforts doivent être multipliés sur quatre niveaux, à savoir la convergence des actions de l’INDH, l’encouragement des activités génératrices de revenus, le renforcement des programmes de formation pour combler le vide en matière d’ingénierie sociale et la mise en place d’une politique de communication de proximité.
Dans le même ordre d’idées, le ministre a signalé que tous les secteurs gouvernementaux, les institutions publiques et les collectivités locales étaient appelés à réaliser une complémentarité entre leurs programmes et ceux de l’INDH. Il a notamment plaidé pour la mise en œuvre des recommandations de la rencontre organisée durant le mois de septembre dernier dans la région Tadla Azilal. Ces secteurs, a-t-il ajouté, sont également appelés à la mise en place des programmes intégrés au bénéfice des zones défavorisées, notamment dans les communes rurales cibles en vue de renforcer les infrastructures de base et ce dans une vision globale permettant la création d’une dynamique locale.
M. Mansouri a mis l’accent sur la nécessité de conjuguer les efforts pour encourager les activités génératrices de revenus, considérées comme l’un des moyens efficaces pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et une solution pour le développement de l’action sociale. Il a estimé qu’«il était grand temps pour mettre en place une politique de communication de proximité pour sensibiliser les citoyens aux finalités de l’Initiative nationale, ainsi que pour créer un réseau national d’échange d’expériences réussies dans l’objectif de les généraliser pour renforcer les capacités des différents intervenants». Qualifiant l’INDH de «révolution sociale», Hassan Aourid, wali de la région Meknès-Tafilalet, a indiqué de son côté que cette initiative, qui est «une politique à long terme et non une mesure conjoncturelle», nécessite l’implication de toutes les composantes de la société marocaine pour participer ensemble à l’éradication de toutes les formes de la pauvreté, de l’exclusion et de marginalisation.








