Rentrée 2021-2022 : Un nouveau départ !

Rentrée 2021-2022 : Un nouveau départ !

Contrainte pandémique, système de bachelor, loi-cadre, transformation digitale…

Le bachelor permettra une meilleure intégration professionnelle des étudiants, une spécialisation des enseignements et l’internationa-lisation de l’enseignement supérieur, en plus des opportunités qu’il offre dans le domaine de la recherche et la mobilité des étudiants.

La rentrée scolaire et universitaire qui aura lieu dans quelques jours se fera en présentiel. Le ministère avait d’ailleurs reporté le début effectif de la rentrée au 1er octobre en vue de permettre aux étudiants ainsi qu’aux élèves scolarisés âgés de 12 à 17 ans de se faire vacciner. Il faut dire que le bon déroulement de la campagne nationale de vaccination pour les tranches d’âge des 12-17 ans et des 18 ans et plus ainsi que l’amélioration de la situation épidémiologique observée dans le pays ces dernières semaines vont permettre une rentrée «normale». D’ici la reprise, une grande partie des étudiants et des élèves aura reçu la 1ère dose du vaccin, ce qui leur permettra de reprendre les cours en toute sérénité. Concernant le protocole sanitaire, les mesures barrières resteront la norme et les masques seront obligatoires.

Cette rentrée sera aussi marquée par le démarrage du bachelor qui donnera un nouveau souffle à la formation, toutes filières confondues. Ce nouveau système tant attendu par les nouveaux bacheliers mettra fin aux nombreuses limites du système actuel où plus de 42% des étudiants abandonnent leurs études sans aucun diplôme. Jusqu’à présent, la massification de l’enseignement supérieur au Maroc a exercé une forte pression sur les universités publiques. Selon les estimations du ministère, les nouveaux inscrits au titre de l’année 2020-2021 se sont chiffrés à 275.204 dont 246.875 pour les établissements à accès ouvert et seulement 28.329 pour les établissements à accès régulé. L’effectif global des étudiants a atteint 989.899 contre 921.944 en 2019-2020. A ce sujet, il est également important de noter que les nouveaux bacheliers sont souvent amenés à s’inscrire dans des filières universitaires à accès ouvert car ils n’ont pas été admis aux concours d’accès aux établissements à accès régulé. En plus de cette massification, figurent une faiblesse des acquis disciplinaires et l’absence d’un système d’orientation efficient. Et pourtant, l’orientation est un mécanisme important pour le bachelier, le guidant à identifier la formation qui lui est appropriée.

Un dispositif d’orientation devrait contribuer à mieux réguler les flux d’étudiants bacheliers qui se présentent à tous les concours disponibles avant de se rabattre en masse sur les filières à accès ouvert, quand ils sont recalés. L’orientation progressive doit être instaurée au vu des opportunités qui s’offrent à l’étudiant lui permettant d’identifier la formation qui lui convient le mieux au regard de son projet académique, de son projet professionnel. Le bachelor permettra ainsi une meilleure intégration professionnelle des étudiants, une spécialisation des enseignements et l’internationalisation de l’enseignement supérieur, en plus des opportunités qu’il offre dans le domaine de la recherche et la mobilité des étudiants. Pour ce qui est de l’enseignement supérieur privé, il compte de plus en plus d’étudiants. Le secteur capte plus de 57.000 étudiants selon les chiffres officiels. Le nombre des nouveaux inscrits s’est chiffré à 22.645 au titre de l’année 2020-2021. Les universités privées, dont certaines sont le fruit d’un partenariat public-privé, ont fortement contribué à cette évolution. Sur les 22.645 nouveaux inscrits, ils sont au nombre de 4.330 au sein des universités issues du partenariat public-privé, 3.458 au sein des universités, 14.339 pour les établissements privés et 518 pour l’Université Al Akhawayn. Comparé au système universitaire public, le privé reste encore négligeable. Le poids du secteur privé dans l’enseignement supérieur ne représente que 5,9% des effectifs globaux. Cela dit, les établissements privés, plus flexibles, offrent de nombreuses formations en phase avec le marché de l’emploi et permettent ainsi une meilleure insertion professionnelle.

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